Un appétit de joie avec le Jesu, Joy of Man's Desiring de Bach
Les plus beaux moments

Herz und Mund und Tat und Leben, BWV 147: Chorale "Jesu bleibet meine Freude"

Bach présente les plus beaux moments de l'œuvre « Jesu, Joy of Man's Desiring »
Moi, c'est Bach, et je te présente ici les plus beaux moments de Jesu, Joy of Man's Desiring. Tu vas entendre le choral de ma cantate créée à Leipzig en 1723, dont la mélodie revient deux fois avec d'autres paroles, et tu verras pourquoi elle te reste en tête. Sur ce site, mes confrères compositeurs et moi t'apprenons aussi à reconnaître nos pièces dès que tu les entends, alors  viens essayer l'entraînement .
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Un ruisseau qui n'a pas de rendez-vous

J'ouvre la pièce avec une guirlande de petites notes qui coulent sans jamais s'arrêter, un peu comme un ruisseau qui n'a aucun train à prendre. Je l'ai écrite en sol majeur, sur un balancement à 9/8, et tu sens tout de suite ce mouvement doux qui te berce sans te demander ton avis.

Un emprunt avoué

Ensuite, le chœur entre et chante pas à pas une mélodie que je n'ai pas inventée, puisqu'elle est de Johann Schop. Les paroles datent de 1661 et sont de Martin Janus, pendant que les instruments continuent leur ruban de notes autour des voix, comme quelqu'un qui tricote tranquillement pendant qu'on raconte une belle histoire.

La sortie sur la pointe des pieds

À la fin, je ne claque pas la porte, car cette page est le dixième et dernier mouvement de ma cantate Herz und Mund und Tat und Leben, BWV 147, créée à Leipzig en juillet 1723. Bien plus tard, en 1926, Myra Hess en a fait une version pour piano qui a donné son titre anglais à la pièce, un titre dont je n'ai jamais entendu parler de mon vivant.
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Voilà, nous arrivons au bout de ce petit tour, et je me dis que cette musique a quelque chose de rare : elle ne cherche jamais à t'impressionner, elle t'accompagne. Quand j'y repense, je revois Leipzig, où ce choral a résonné pour la première fois en juillet 1723, au cœur d'une cantate et non comme une pièce isolée. Je trouve beau qu'une mélodie empruntée à un autre soit devenue, avec le temps, un air que tant de gens reconnaissent dès les premières mesures. Alors, ces plus beaux moments de Jesu, Joy of Man's Desiring t'ont plu ? Il reste pourtant beaucoup à découvrir : la cantate BWV 147 dans son ensemble, par exemple, ou le chemin qui a mené ce choral jusqu'à son titre anglais, grâce à la transcription pour piano de Myra Hess en 1926. Je t'invite à cliquer sur les liens ci-dessous pour poursuivre ton exploration de Jesu, Joy of Man's Desiring à ton rythme, sans courir, comme cette musique elle-même.