Trompette trop vénère avec le Brandenburg Concerto No 2 de Bach
Les coulisses
Brandenburg Concerto No. 2 in F major, BWV 1047

Eh gros, chuis Bach, et là j'te sers les coulisses du Brandenburg Concerto No 2, pose-toi tranquille, ça va être ouf ! J'te balance comment mon manuscrit a taillé la route de Köthen à Berlin vers un margrave, et si le gars a répondu, wallah personne sait, y a zéro trace, c'est ouf ! Gros, fonce sur l'entraînement : mes potes compositeurs et moi, on t'apprend ici à reconnaître nos morceaux dès les premières notes, c'est kiffant, le sang !
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Le vrai nom, c'est pas celui que tu crois
Gros, premier truc de ouf : « Brandenburg », c'est pas moi qui ai choisi ça, sur la tête de ma mère ! Moi j'ai écrit en français « Six Concerts avec plusieurs instruments » sur ma partition, tranquille, grave classe, genre le mec qui commande en terrasse. Du coup ce concerto, y a un autre nom à la con qui traîne partout, alors que mon titre à moi, personne l'utilise, la hess ! Et sa fiche d'identité de robot, c'est Concerto No 2 en fa majeur, BWV 1047, on dirait le mot de passe d'un wifi, trop relou !Un clavecin, un margrave, et moi au milieu
En 1719 je débarque à Berlin, frérot, pour casquer un clavecin tout neuf signé Michael Mietke, rien que ça ! Et là je croise le margrave Christian Ludwig de Brandebourg-Schwedt, un mec balèze, le sang, un vrai grand seigneur du coin. Le bonhomme est né en 1677 et il est mort en 1734, donc il a fait son temps, j'avoue ! Rencontre de ouf, sah : un instrument, un margrave, et moi qui sais même pas encore que ça va finir en six concertos !Le boss de la musique à Köthen
À l'époque je suis Kapellmeister du prince Leopold à Köthen, de 1717 à 1723, la grosse place, wesh ! Kapellmeister, ça veut dire que c'est moi le chef de toute la musique là-bas, le patron de la mif en perruque, j'te jure ! Et c'est de Köthen que j'envoie mon paquet jusqu'à Berlin, direct, sans passer par la case Pôle emploi, c'est ouf ! Un prince, un chef de musique, un margrave au loin : le carré VIP de l'époque, cimer la vie !La date qui te enfume
Faut qu'on cause date, frérot, parce que c'est chaud : le 24 mars 1721, c'est la dédicace, pas la compo, wallah ! La Société Bach des Pays-Bas range le numéro 2 vers 1719-1720 à Köthen, voire encore avant à Weimar, askip, c'est le flou total ! Moi j'ai monté tout le recueil en 1721, écrit de ma propre main, avec des morceaux qui datent sûrement d'avant, osef du reste ! Donc ce concerto, c'est pas du frais sorti du four en 1721, c'est du réchauffé, mais du réchauffé niveau étoilé, bg !Le margrave m'a laissé en vu
Et le margrave, il répond quoi ? Walou, nada, aucune trace nulle part, la lose, miskine de moi ! Personne sait s'il a payé, ni s'il a fait jouer mes concertos, c'est le mystère de ouf du siècle, ch'ais pas ! À sa mort en 1734, dans l'inventaire de sa bibliothèque, mes concertos sont même pas listés par leur nom, ça fait mal au seum ! Imagine t'envoies ton chef-d'œuvre à un seigneur et t'as pas un petit « bien reçu », t'es laissé en vu pour l'éternité, c'est abusé !Les stars et le gang derrière
Dans ce morceau, y a deux équipes, frérot : le concertino, c'est la bande des solistes, trompette naturelle en fa, flûte à bec, hautbois et violon, les featurings de la mort ! En face, le ripieno, c'est le gang qui assure derrière, des cordes et le clavecin, genre le beatmaker et les choristes qui font tout tenir, tranquille ! Les solistes se tirent la bourre avec le gros groupe, ils se renvoient la balle comme des gamins au city, c'est la guerre des egos, wesh ! Et moi je mets tout ce petit monde en fa majeur, bien carré, pour que ça passe crème sans que personne se plante !Trois épisodes, comme ta série du soir
Un mouvement, gros, c'est comme un épisode de série : toujours la même histoire, mais chaque épisode a son rythme et son humeur, et mon concerto en a trois, sah ! Épisode un, l'Allegro : j'ai même pas écrit de tempo sur la partition, mais tout le monde le joue vite et plein de patate, en fa majeur, la grosse entrée qui t'arrache ! Épisode deux, l'Andante en ré mineur : là c'est le moment calme où tu pleures dans ton canapé, y a que le groupe de solistes qui joue, le ripieno reste dehors, et la trompette aussi, la miskine, elle sort fumer une clope ! Épisode trois, l'Allegro assai, de nouveau en fa majeur : c'est le final, ça speed encore plus, le feu d'artifice qui te laisse sur le cul, j'avoue !Le concerto qui avait peut-être un frère caché
Wikipédia raconte que mon concerto viendrait d'une version de chambre perdue pour quintette, un « Concerto da camera in Fa Maggiore », la légende du bicrave ! Mais personne peut le prouver, c'est du « on dit que », donc faut pas me faire dire ce que j'ai pas dit, hein ! Bref, ce concerto a peut-être eu une vie d'avant, mais personne l'a jamais retrouvée, grave chelou ! Et si c'est vrai, ce que tu entends, c'est la version cuisinée en grand banquet d'un petit plat que t'auras jamais goûté, c'est ouf, frérot !Un type l'a déterré en 1849
Après ma mort, mes concertos font la sieste dans l'ombre pendant des plombes, et personne s'en tape, c'est le zbeul du silence ! Puis en 1849, un certain Siegfried Dehn les retrouve, le héros des archives, un vrai bg de la poussière ! Il les fait publier l'année d'après, en 1850, cent ans pile après ma mort, c'est pas un hasard de ouf, c'est le timing de la hess ! Grâce à lui, tu peux kiffer ça aujourd'hui sans fouiller les caves de Berlin, cimer Siegfried, t'es un vrai !De Berlin jusqu'aux extraterrestres
En 1936, Adolf Busch dirige le premier enregistrement complet des six concertos, la première fois que t'as tout le pack dans les oreilles, wallah ! Et le premier mouvement du numéro 2, joué par l'Orchestre Bach de Munich sous Karl Richter, est même sur le Voyager Golden Record, tu t'rends compte, frérot ? Direct dans l'espace, ma musique, genre message pour les aliens, si y en a un qui capte, il va halluciner, askip ! Un margrave qui répond pas, et au final c'est l'univers entier qui m'écoute, la revanche de ouf, j'te jure, la famille !---
Voilà, c'est la fin du game, ma gueule, j'ai tout craché sur ce Brandenburg Concerto No 2 et j'suis grave dans mes sentiments, zarma ! Franchement, un truc écrit y a des siècles qui fait encore vibrer les gens aujourd'hui, c'est chanmé, sah ! Alors, t'as kiffé l'histoire derrière le Brandenburg Concerto No 2 ou t'as fait la sieste comme un khey sur le canap' ? Y a encore un max de trucs à fouiller sur ce Brandenburg Concerto No 2, c'est un vrai puits sans fond, t'inquiète, y a de quoi se perdre ! Du coup clique sur les liens juste en dessous, c'est carré, t'auras la frappe de ouf pour creuser le Brandenburg Concerto No 2 à fond ! Allez, file, c'est validé, et reviens me dire si t'as pris ta claque, bien ouej !
