Ça caille velu avec le Violin Concerto No. 4 in F minor, RV 297, "Winter" (The Four Seasons) de Vivaldi
Les coulisses
Violin Concerto No. 4 in F minor, RV 297

Yo frérot, c'est Vivaldi, j'te raconte les coulisses du Concerto pour violon n° 4 en fa mineur, RV 297, « L'hiver » (Les Quatre Saisons), wallah ! Tu vas capter comment ce bijou de ouf a fini imprimé à Amsterdam en 1725, dédié au comte de Morzin, un conseiller de l'empereur, wallah ça vaut le détour, grave ! Ici, mes potes compositeurs et moi, on t'apprend à reconnaître nos morceaux dès qu'ils tournent, donc balance-toi dans un p'tit tour d'entraînement , t'façon c'est ça le flex, sah !
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Le p'tit dernier de la fratrie, frérot
Yo, l'hiver, c'est l'dernier des quatre concertos des Quatre Saisons, le p'tit dernier de la bande, wallah, et il caille plus que tous les autres ! Y a pas un morceau tout seul dans son coin, hein : c'est l'numéro 4 de l'Opus 8, une série de douze concertos, toute la famille quoi, tu vois l'délire ? Les trois autres, c'est printemps, été, automne, genre le calendrier des Postes en musique, mais lui, c'est celui qui te gèle les miches, relou comme un frigo en panne ! Son matricule, c'est RV 297, dans le catalogue Ryom, la plaque d'immatriculation du morceau, même les archivistes le retrouvent, tranquille !Un titre plus long qu'un couplet de rappeur
Le recueil s'appelle Il cimento dell'armonia e dell'inventione, ouais ouais, j'sais, ça casse la bouche, chelou comme nom, askip j'avais la flemme du court ! D'un côté t'as l'harmonie, la technique, la maîtrise des notes, de l'autre l'invention, l'imagination, le cerveau qui part en vrille, sah ! Et « cimento », ça peut aussi vouloir dire épreuve, un test, du coup c'est genre : vas-y frérot, essaie un peu de m'suivre, t'as les deux ou t'as le seum ? Spoiler : j'les ai, les deux, et j'les ai balancés dans douze concertos, y a pas photo, bg !Quand j'l'ai écrit ? Ch'ais pas, miskine
La date exacte, personne sait, c'est le flou artistique total, osef presque, même mes archives ont fait la grasse mat' ! Y en a qui disent 1716-1717, comme Karl Heller, un type qui a fouillé grave, un vrai détective du solfège, wesh ! D'autres parlent de 1718 à 1723, quand j'étais maître de chapelle à Mantoue, et IMSLP, lui, il met 1723, chacun son avis, c'est la jungle ! Bref, on joue aux devinettes, mais l'important, c'est que ça te glace encore le sang aujourd'hui, j'avoue, trop fort !Mantoue, Venise, le taf non-stop
À Mantoue, le prince Philippe de Hesse-Darmstadt, le gouverneur, m'a proposé le poste de maître de chapelle en 1717 ou 1718, ch'uis plus sûr, le seum de la mémoire ! J'suis resté trois ans environ, un bon CDD de ouf, ça passe tranquille, frérot ! Et dès 1718, l'Ospedale della Pietà à Venise me payait pour pondre deux concertos par mois, même quand j'étais en vadrouille h24, le rythme infernal, wallah ! Deux concertos par mois, imagine un daron qui te harcèle pour tes devoirs, genre « alors, il arrive ce concerto ? », j'te jure, la hess !Un sonnet collé dessus, genre sous-titres
Chaque concerto des Saisons a son sonnet, un petit poème collé avec, genre sous-titres pour les esgourdes, trop stylé, cimer ! Et ce poème, c'est peut-être moi qui l'ai écrit, peut-être, hein, j'dis pas oui, j'dis pas non, c'est le mystère, frérot, wesh ! Il a trois parties, pile poil une par mouvement, carré comme un bg en costard, y a rien à redire, sah ! Du coup l'hiver porte son nom grâce à la saison que racontent le poème et la musique, un vrai film pour les oreilles, grave, sans écran, le flex !Les mouvements, ou le trajet en métro
Un mouvement, frérot, c'est un chapitre du morceau, comme quand tu chopes ton métro : tu cours, tu t'affales, tu recours pour la correspondance, trois temps, trois ambiances, tranquille ! Le premier, l'Allegro non molto, c'est la course dans le froid : ça frissonne, ça tape des pieds, les dents claquent, t'es vénère contre le vent, ouf ! Le deuxième, le Largo, en mi bémol majeur, c'est le siège du métro : tout lent, tout doux, dehors la pluie et toi bien au chaud, trop chill, j'avoue ! Le troisième, l'Allegro, c'est la correspondance : retour en fa mineur, tu marches sur la glace, tu glisses, tu t'étales, et l'hiver t'offre quand même ses p'tits plaisirs, wallah, la vie de dingue !Imprimé à Amsterdam, pas encore la première
En 1725, l'année où j'suis revenu à Venise, l'éditeur Michel-Charles Le Cène a imprimé à Amsterdam les douze concertos de l'Opus 8, bim, direct dans les bacs, style sortie d'album ! Mais fais gaffe, frérot, 1725, c'est la date de publication, pas celle de la première fois qu'on l'a joué, faut pas mélanger, relou ! La date et l'endroit de la vraie première, personne sait, y a pas d'archive, zéro, que dalle, le mystère de ouf ! J'ai dédié l'ensemble au comte Wenceslas de Morzin, un conseiller de l'empereur Charles VI, un gros bonnet, wesh, et ça laisse penser que les morceaux circulaient déjà avant, askip !Le recyclage, c'est écolo, sah
Moi, j'recycle, frérot, écolo avant l'heure : le premier mouvement, je l'ai refilé à mes opéras en aria, « Gelido in ogni vena », le tube du frigo ! Dans Siroe en 1727, dans Argippo en 1730, dans Farnace en 1731, trois fois le même tube, genre le single qui tourne en boucle à la radio, c'est ouf ! Imagine le chanteur : nouvelle scène, même glaçon, zéro effort pour moi, la flemme organisée, miskine ! Et le Largo a fait sa carrière aussi, arrangé par Celtic Woman, puis en version chorale par Accentus, ma mélodie a fait du chemin, cimer la famille !La résurrection, le jackpot et le coup de ciseaux
Après ma mort, ça a dormi un moment, mais en 1947 l'Américain Louis Kaufman a enregistré Les Quatre Saisons et ça m'a sorti du placard en Europe et en Amérique, cimer frérot ! En 1989, Nigel Kennedy enregistre le tout et refile plus de trois millions d'exemplaires, trois millions, t'as capté, le jackpot de ouf ! En 2012, Max Richter, avec le violoniste Daniel Hope, sort Recomposed et vire à peu près 75 % de la matière d'origine, le culot, wallah, ça c'est du ciseau ! Et au Classic FM Hall of Fame, Les Quatre Saisons finissent n° 67, j'dis pas que c'est le sommet, mais y a pire, osef, ça passe !Fauché mais éternel, wesh
Moi, j'suis mort à Vienne, dans la nuit du 27 au 28 juillet 1741, à 63 ans, fauché comme les blés, sans un rond, le gros seum ! Et pourtant mes Quatre Saisons squattent encore tes oreilles des siècles plus tard, qui l'aurait cru, frérot, c'est ça la hype ! C'est même un des premiers grands exemples de musique à programme, genre un morceau qui te raconte une histoire sans dire un mot, sah, c'est stylé ! Donc la prochaine fois qu'il caille dehors, mets mon hiver à fond, t'auras froid mais avec le flex, wallah, et zéro chauffage requis, bg !---
Alors, t'as kiffé l'histoire du Concerto pour violon n° 4 en fa mineur, RV 297, « L'hiver » (Les Quatre Saisons) ? Moi j'espère que t'as les yeux qui brillent, sah, comme un gosse devant la patinoire avec sa doudoune ! Avec le recul, c'est ouf : une tempête de glace, un feu qui crépite, des glissades de zinzin, et tout ça en neuf p'tites minutes, j'avoue que j'en ai encore la chair de poule ! Chuis sûr que t'as capté pourquoi ce truc te réchauffe l'âme même quand y a la hess dehors, style chocolat chaud pour les oreilles ! Mais attends, c'est pas fini, y a encore plein de trucs à explorer sur ce morceau, la famille ! Genre mon premier mouvement, je l'ai recyclé en aria, « Gelido in ogni vena », dans mes opéras, askip j'étais pas du genre à jeter un bon plan ! Du coup, clique sur les liens sur la page, téma un peu ce qui t'attend, c'est du lourd ! Fonce, en mode curieux vénère, et reviens m'dire laquelle de mes saisons te donne la banane, cimer le sang !
