Seul en scène avec la Cello Suite No 1 in G Major Prelude de Bach
Les plus beaux moments

Cello Suite No. 1 in G major, BWV 1007: I. Prélude

Bach présente les plus beaux moments de l'œuvre « Cello Suite No 1 in G Major Prelude »
Je suis Johann Sebastian Bach, et je te présente les plus beaux moments du Prélude de la Cello Suite No 1 in G Major. Tu y entendras un seul violoncelle faire naître, à partir d'accords égrenés, une page que j'ai écrite à Köthen et que tant de films ont fait connaître. Mes collègues compositeurs et moi t'apprenons aussi, sur ce site, à reconnaître nos œuvres dès les premières notes, alors  viens essayer l'entraînement  quand tu veux.
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Un accord, puis un autre, et personne ne se plaint

Je commence ce Prélude sans mélodie ni fanfare : je prends les notes d'un accord et je les égrène une à une, comme on sortirait les perles d'un collier pour les compter. Ce sont surtout des arpèges, et ça tient sur un seul violoncelle, sans piano ni orchestre, ce qui prouve qu'on peut remplir une pièce entière avec un seul instrument et un peu d'organisation.

Le ventre de la bête

Au milieu, je fais monter la tension tout doucement : les accords changent de couleur, les notes grimpent, et on a l'impression que quelqu'un cherche ses clés dans une grande maison sans allumer la lumière. Je n'ai pas écrit de mélodie à proprement parler, et pourtant ton oreille en invente une toute seule, ce qui est la meilleure astuce que je connaisse pour faire travailler les autres à ma place.

Rideau, et garde la monnaie

Vers la fin, je ramène tout au calme de la tonalité de sol majeur, comme un voyageur qui rentre chez lui et retrouve enfin son fauteuil. Ce Prélude est devenu le mouvement le plus célèbre des six suites, au point qu'on l'entend souvent à la télévision et au cinéma, et je trouve plutôt flatteur d'avoir fait carrière sans prononcer un seul mot.
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Voilà, nous arrivons au bout de ce petit voyage, et je me demande si tu as aimé découvrir avec moi les plus beaux moments du Prélude de la Suite pour violoncelle n° 1 en sol majeur. Quand je repense à cette page, ce qui me touche, c'est qu'elle ne demande presque rien : un seul violoncelle, des accords déployés, et pourtant on y entend tout un monde. Je l'ai écrite à Köthen, au service du prince Leopold, et je trouve toujours étonnant qu'elle ait traversé les siècles sans que mon manuscrit nous parvienne. Si nous pouvons encore la jouer aujourd'hui, c'est en grande partie grâce à la copie de ma seconde épouse, Anna Magdalena. Il reste d'ailleurs bien des aspects de cette musique à explorer : les cinq autres mouvements de la Suite, les cinq autres suites, et les nombreuses façons de jouer ce même Prélude. Chaque violoncelliste y trouve un chemin un peu différent, et c'est sans doute ce qui lui permet de rester vivant. Si l'envie te prend d'aller plus loin, je t'invite à cliquer sur les liens ci-dessous, et à te laisser guider vers d'autres écoutes. Ensuite, laisse simplement les notes revenir à toi, une à une, comme au début.