Un archet en liberté avec le Violin Concerto in D Major de Beethoven
Les plus beaux moments
Violin Concerto in D major, Op. 61

Je suis Ludwig van Beethoven, et je te présente ici les plus beaux moments de mon Violin Concerto in D Major. Tu y entendras surtout le finale, un rondo dont le thème a l'allure d'un appel de cor de chasse, avec un violon qui s'amuse à dialoguer avec l'orchestre. Sur ce site, mes confrères compositeurs et moi t'apprenons aussi à reconnaître nos pièces dès que tu les entends, alors essaie l'entraînement !
---
Cinq coups à la porte
Pour ouvrir le premier mouvement, je confie au timbalier cinq coups tout doux, comme quelqu'un qui frappe chez son voisin en espérant qu'il ne soit pas encore couché. L'orchestre entre alors tout seul, et le violoniste doit patienter un bon moment avant de jouer, dans un mouvement bien plus long que ce qu'on écrivait pour un concerto à l'époque, tandis que ces cinq coups reviennent régulièrement pour relier toutes les idées.
Le violon tourne autour du gâteau
Dans le Larghetto, je confie le thème à des cordes munies de sourdines, ce qui donne une musique chuchotée, presque une confidence. Le violon n'énonce jamais vraiment ce thème : il brode tout autour, comme quelqu'un qui tourne autour d'un gâteau sans oser y toucher, puis une cadence nous glisse directement dans le finale.
Un cor de chasse et deux pincements
Pour le finale, je choisis un rondo à six-huit dont le thème rappelle un appel de cor de chasse, et je te garantis que personne ne somnole dans la salle. Le violon y enchaîne arpèges et gammes, avec même deux notes pincées qui ressemblent à un doigt tapotant l'épaule de l'orchestre, lequel lui répond de bon cœur dans un dialogue joyeux.
---
Voilà, nous arrivons au bout de ce petit parcours à travers mon Violin Concerto in D Major. Je l'ai écrit en 1806, et il a mis un certain temps avant que le public lui fasse la place que j'espérais. Il a fallu attendre les années 1840, et le jeune Joseph Joachim à Londres en 1844, pour qu'il trouve enfin son chemin vers les salles de concert. Quand j'y repense, cela me touche : une musique qui a dormi quelque temps dans les mémoires, et qui aujourd'hui revient chaque fois comme une vieille connaissance. Alors, ces plus beaux moments du Violin Concerto in D Major t'ont-ils plu ? J'espère qu'ils t'ont donné envie de réécouter l'œuvre d'une oreille un peu différente. Il reste en effet bien d'autres aspects du Violin Concerto in D Major à explorer. Je pense par exemple à la manière dont les violonistes choisissent leur cadence, puisque je n'en ai pas écrit pour la version avec violon, ou encore à la version pour piano que j'ai moi-même réalisée. Si tu as envie d'aller plus loin, clique sur les liens proposés ci-dessous pour poursuivre ta découverte du Violin Concerto in D Major. Prends ton temps, écoute-le à ton rythme, et surtout laisse ces cinq petits coups de timbale te guider une nouvelle fois.
