Du vague à l'âme avec Symphony No 40 de Mozart
Les plus beaux moments

Symphony No. 40 in G minor, K. 550

Mozart présente les plus beaux moments de l'œuvre « Symphony No 40 »
Je suis Wolfgang Amadeus Mozart, et je te présente ici les plus beaux moments de ma Symphony No 40. Tu vas entendre comment je mène le finale, de sa course furieuse jusqu'au dernier accord, sans jamais quitter le sol mineur, et c'est saisissant. Sur ce site, mes collègues compositeurs et moi t'apprenons aussi à reconnaître nos œuvres dès les premières notes, alors  essaie l'entraînement  quand tu veux.
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Un début qui n'attend pas que tout le monde soit assis

Pour le I. Molto Allegro, je commence par les altos, qui lancent leur petit accompagnement avant même que la mélodie ait montré le bout de son nez. Puis les violons arrivent avec un soupir haletant, comme quelqu'un qui a couru après la diligence et qui s'excuse déjà d'être en retard.

Une pause hors de la maison

Dans l'Andante, je pose les cordes sur un battement doux et régulier, en mi bémol majeur, et c'est le seul mouvement qui quitte la maison de sol, un peu comme un petit week-end à la campagne. Par-dessus, de petites notes très courtes filent deux par deux, et les cordes et les vents se répondent tour à tour, avec une couleur presque irréelle.

Un menuet qui ne sait pas sur quel pied danser

Pour le III. Menuetto; Allegretto, je t'invite à danser, mais je te préviens que le rythme hésite entre deux et trois temps, et que tu risques de marcher sur les pieds de ton voisin. Cette dispute dans la mesure donne à l'ensemble un air sévère, et il faut attendre le milieu, en sol majeur avec les cors et les bois, pour que le ciel s'éclaircisse un peu.

Une fusée, puis la tempête

Je lance l'Allegro assai avec ce qu'on appelle une fusée de Mannheim, des notes qui montent d'un seul élan, et crois-moi, il n'y a pas de compte à rebours. Ensuite les violons se déchaînent au milieu de contrastes de volume sauvages, et je reste en mineur jusqu'au tout dernier accord, sans te laisser le moindre sourire de consolation.
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Voilà, nous arrivons au bout de ce petit voyage autour de la Symphony No 40. Quand je repense à l'été 1788, je revois une musique écrite en quelques semaines, sans commande et sans date limite. Ce qui me frappe encore, c'est qu'elle reste en mineur jusqu'au dernier accord, sans jamais chercher à nous rassurer au dernier moment. Personne ne sait vraiment si je l'ai un jour entendue jouée, et je trouve que cette part de mystère lui va plutôt bien. Bien plus tard, Brahms a eu mon manuscrit entre les mains et a corrigé au crayon une note que j'avais écrite de travers. Alors, ça t'a plu de découvrir les plus beaux moments de la Symphony No 40 ? Il reste pourtant beaucoup à explorer, comme les deux versions de la partition, l'une sans clarinettes et l'autre avec, ou encore l'histoire de ses premières exécutions. Si l'envie te prend d'aller plus loin, clique sur les liens ci-dessous pour poursuivre ta découverte de la Symphony No 40. Et la prochaine fois que tu l'écouteras, je suis sûr que tu y entendras des choses qui t'avaient échappé la première fois.