Pharaon, trompettes et amour avec l'Aida de Verdi
Les plus beaux moments

Aida, opera in four acts (1871)

Verdi présente les plus beaux moments de l'œuvre « Aida »
Je suis Verdi, et voici les plus beaux moments d'Aida. Tu vas y entendre la marche triomphale qui accueille l'armée égyptienne, puis la tendre confidence de Radamès et le chant de nostalgie d'Aida au bord du Nil, trois pages qui font tout le cœur de cet opéra. Mes confrères compositeurs et moi t'apprenons aussi, sur ce site, à reconnaître nos œuvres dès les premières notes, alors viens donc  tenter l'entraînement  pour voir si Aida te dit déjà quelque chose.
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Des trompettes faites sur mesure

Quand j'ouvre la Triumphal March, au deuxième acte, je ne veux pas de trompettes ordinaires, alors j'en fais fabriquer six, d'après mes recherches sur les instruments de l'Égypte ancienne. Elles ont été commandées spécialement pour la création, et leur sonnerie claire prévient toute la ville que l'armée rentre victorieuse, un peu comme un carillon de porte que personne ne pourrait prétendre ne pas avoir entendu.

Un général qui rêve tout bas

Pour le début de Celeste Aida, je laisse Radamès, général égyptien, seul avec sa pensée fixe : il aime Aida, et il le chante avec beaucoup de tendresse, au premier acte. Je te préviens que cet air est célèbre pour sa fin, un si bémol aigu à tenir tout doucement, et je soupçonne les ténors de m'en vouloir un peu pour ce petit défi.

Le mal du pays au bord du Nil

Quand j'ouvre O patria mia, au troisième acte, je place Aida toute seule au bord du Nil, loin de l'Éthiopie qui est son pays. Sa mélodie commence à voix basse, comme quelqu'un qui parle de la maison qui lui manque, et c'est le moment de la soirée où l'on cherche discrètement un mouchoir dans sa poche.
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Voilà, c'est ici que je pose ma baguette. As-tu aimé découvrir les plus beaux moments d'Aida avec moi ? Quand je repense à cette partition, je mesure combien elle doit à un long chemin : une commande venue d'Égypte, un livret mis en vers italiens par Antonio Ghislanzoni, une guerre qui a retardé la création jusqu'en décembre 1871. Je n'étais même pas au Caire ce soir-là, et pourtant l'œuvre a très vite fait le tour des grandes villes, jusqu'à New York. Il reste encore beaucoup à explorer dans Aida. Il y a par exemple le « Ritorna vincitor » d'Aida, le chœur « Gloria all'Egitto », ou le duo final « O terra addio », où deux voix s'éteignent ensemble dans le silence du tombeau. Et puis il y a l'histoire elle-même, avec ses amours contrariées, ses secrets et ses choix impossibles, qui se laisse redécouvrir à chaque écoute. Si tu as envie d'aller plus loin, je t'invite à cliquer sur les liens proposés sur cette page. Ils te mèneront vers d'autres facettes de l'œuvre, à ton rythme. Prends le temps de t'y plonger, et laisse la musique te raconter le reste.