Bateau royal en bombe avec Water Music de Handel
Les coulisses
Water Music, HWV 348–350

Wesh le sang, ici Handel en personne : cale-toi bien, j'vais t'balancer toute l'histoire de dingue derrière ma Water Music, sah quel bail ! Tu vas capter comment le daron King George I m'a fait rejouer ce son trois fois jusqu'au bout de la nuit en pleine fête sur la flotte, c'est grave ouf ! Et histoire de reconnaître nos classiques en deux-deux quand ils passent, file tester l'entraînement au calme que j'ai monté avec les autres compositeurs, frérot !
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Wesh le sang, pose-toi chez le comte avant le départ sur la flotte !
Wesh frérot, en 1717 à London, chuis posé tranquille chez mon gars sûr Richard Boyle à Burlington House, le boug me régale en mode mécène de ouf avant que j'parte charbonner à Cannons pour James Brydges, tu captes le flex ? Sauf que là, y a le daron King George I qui tape un caprice de malade : le type veut absolument s'ambiancer avec un concert sur la River Thames, wallah il a zéro limite dans sa tête ! Du coup, c'est le Baron Johann Adolf von Kielmansegg, le keum qui gère les chevaux du roi et qu'est marié à sa demi-sœur Sophia Charlotte, qui s'coltine toute l'orga de ce bourbier monumental, miskine ! Et moi, ben j'dois pondre ma Water Music, HWV 348–350 en speed pour mettre le feu à la flotte, sinon ça va être la hess totale devant toute la cour, j'te jure !Téma le faux mytho sur mon embrouille avec le patron !
Attends deux secondes le sang, faut direct que j'défonce une vieille rumeur chelou qu'un certain John Mainwaring a lâchée dans son bouquin en 1760, quel gros mytho ce relou ! Askip j'aurais écrit ce son en scred pour gratter l'amitié d'un King George I archi vénère parce que j'avais séché le taf à Hanover, mais frère, c'est du flan complet cette histoire ! En vrai de vrai, le roi m'avait déjà accueilli crème à la cour bien avant 1717, il avait même doublé ma biff de pension royale, sah quel régal pour mon larfeuille ! J'étais carrément le prof de musique attitré des princesses royales, donc y avait zéro embrouille entre nous, on était grave en bons termes, t'as capté le délire ?Cinquante bails entassés sur une barque, c'est le zoo !
Bref, le soir du 17 juillet 1717, on déboule tous sur l'eau pendant que le roi et ses potes aristo se pavanent en péniche royale de Whitehall Palace jusqu'à Chelsea avant de taper le retour, la dinguerie ! Mon gars Kielmansegg a dégoté une grosse barque de la City qui colle au train du roi, et dedans, wesh, on a tassé genre cinquante musiciens déter, chuis mort, y a même plus la place de respirer ! Dans l'équipe j'ai ramené flûte traversière, flûte à bec ou piccolo, deux hautbois, basson, deux cors, deux trompettes, les cordes et la basse continue, même si toute la clique joue jamais en même temps dans la même suite, t'inquiète ! Par contre, oublie direct le clavecin sur le rafiot, frérot : en plein air sur le fleuve, personne aurait rien capté au son et c'était trop la galère à caler, donc osef du clavier, les cordes et le basson assurent la basse tout seuls !Nuit blanche de malade jusqu'à quatre heures et demie du mat' !
Franchement gros, le trajet sur l'eau tourne au marathon de baisé, on lâche nos meilleures notes sous les étoiles et la hype monte en flèche sur les deux bateaux, c'est Bangerland ! Si tu crois que j'abuse, va pécho le journal The Daily Courant de l'époque ou le rapport que le diplomate prussien Friedrich Bonet a balancé à Berlin, les mecs ont tout cafté noir sur blanc ! Le roi a tellement kiffé ma came musicale qu'il nous a forcés à rejouer tout le truc trois fois en entier, deux fois avant qu'il graille son souper et encore une fois après, wallah mes gars avaient les lèvres en sang ! On a fini la bamboche après quatre heures et demie du mat', j'avais le seum pour mes pauvres souffleurs rincés, mais en même temps quel triomphe de patron, cimer le roi !Trois suites stylées et un gros bazar dans mes feuilles !
Bon, aujourd'hui les éditeurs modernes te rangent ça tout propre en trois suites, genre la Suite in F major, HWV 348, la Suite in D major, HWV 349 et la Suite in G major, HWV 350, histoire que ça fasse carré ! Même qu'au quartier des musiciens, on leur file des p'tits blases selon les instruments qui claquent dedans : la Horn Suite avec ses cors, la Trumpet Suite qui brille fort et la Flute Suite plus posée, ça passe crème ! Mais sah, comme j'ai paumé ma partition autographe originale, personne sait dans quel ordre exact on a envoyé les morceaux sur la barque en 1717, c'est le flou artistique total, ch'ais même plus moi-même ! D'ailleurs, dans les vieux manuscrits et l'édition de 1788, toutes les tonalités étaient mélangées en vrac, et y a même des têtes d'ampoule qui débattent pour savoir si j'avais pas déjà composé des bouts de la HWV 348 en 1715 pour une autre virée sur l'eau !C'est quoi un mouvement ? Téma ma playlist de danses de ouf !
Hé bg, si tu captes R au mot « mouvement », dis-toi juste que c'est comme les différents sons d'une grosse mixtape qui s'enchaînent avec chacun sa propre vibe, et moi j'ai blindé l'album avec toutes les vitesses, du Largo ou Lentement bien lourd jusqu'au Presto et Allegro qui déboulent à fond, sans oublier les ambiances Adagio e staccato, Andante ou Pomposo ! J'ouvre le bal avec une Overture à la française bien dar, puis j'balance un Air archi posé et je régale la galerie avec une sarabande et des menuets stylés où les nobles peuvent bomber le torse en rythme sur le pont, wallah c'est la grande classe ! Après ça, faut que ça bouge son boule, alors j'envoie la sauce avec des bourrées, des rigaudons et des gigues qui sautillent de partout en passant par les tonalités de F major, D minor, D major, G major et G minor pour jamais lasser les oreilles de la mif ! Et le clou du spectacle dans ce cocktail, c'est mes fameux mouvements Hornpipe et Alla Hornpipe inspirés des danses anglaises bien vénères, où les cordes et les cuivres se répondent en mode ping-pong de l'espace avant de reprendre depuis le début, j'avoue j'ai plié le game !L'éditeur qui gratte des lovés sur mon dos !
Évidemment, quand tu lâches un classique pareil, y a toujours des petits malins qui veulent croquer dans le gâteau et faire du biff avec ton blaze, tu connais la chanson frérot ! Vers 1733 à London, t'as le père John Walsh qui sort en scred la première édition partielle pour orchestre en l'appelant The Celebrated Water Musick, le boug s'est pas foulé mais le titre claque sa mère ! Dix piges plus tard, en 1743, ça enchaîne direct avec un arrangement pour clavecin histoire que tous les bourgeois puissent refaire la fête de la Thames dans leur salon sans se mouiller les sapes, grave malin ! Mais le pire, c'est qu'il a fallu attendre 1788, bien après que j'ai cassé ma pipe, pour qu'un certain Samuel Arnold publie enfin la toute première partition complète, miskine j'étais même plus là pour encaisser !Le remix des années vingt qui a retourné les salles !
Tu croyais que mon son allait prendre la poussière au placard avec les vieilles perruques, ou quoi la famille ? Que dalle mon pote, au début des années 1920, y a le chef d'orchestre et compositeur irlandais Sir Hamilton Harty qui a débarqué pour pimper ma musique à la sauce moderne, un délire ! Le gars a pris six mouvements de ma pièce et il les a réarrangés pour un gros orchestre symphonique moderne qui tâche, histoire d'envoyer des décibels de baisé dans les grandes salles ! Wallah, sa version a squatté le haut de l'affiche pendant des dizaines d'années comme le standard absolu en concert, avant que les puristes reviennent à la charge avec les instruments d'époque, franchement respect au frérot !De la télé anglaise jusqu'au parc d'attractions, quel flex !
Mais attends, le vrai braquage du siècle, c'est quand mes mélodies ont carrément envahi la pop culture moderne, j'te jure que même moi j'étais pas prêt pour cette dinguerie ! Entre 1959 et 1988, la chaîne télé régionale britannique Anglia Television a utilisé une version coupée de mon Alla Hornpipe, arrangée par Sir Malcolm Sargent, comme générique d'ouverture, tout le pays l'avait dans le crâne ! Et comme si ça suffisait pas pour le flex, depuis 1971, mes morceaux tournent en boucle dans l'Electrical Water Pageant à Walt Disney World, encore une parade sur la flotte, la boucle est bouclée cousin ! Franchement, partir d'une galère nocturne sur une péniche en 1717 pour finir ambiancer les gosses chez Mickey et la lucarne des Anglais, avoue que chuis une légende vivante, sah !---
Wesh le sang, dis-moi en sah : t'as grave kiffé toute cette histoire de malade autour de ma Water Music ou quoi, frérot ? En vrai de vrai, t'as pas encore tout capté, y a encore blindé de bails trop chanmés et de pépites de ouf à téma sur ma Water Music, wallah ! Vas-y, bouge pas et clique direct sur les liens juste là pour continuer à fouiller ma Water Music en mode deter, la famille, ça passe crème !
