Cavalcade de ouf avec la William Tell Overture de Rossini
Les coulisses

William Tell Overture

Rossini raconte les coulisses : William Tell Overture
Wesh la mif, moi c'est Rossini, et là j'te raconte la backstory de mon Ouverture de Guillaume Tell, wallah, ça va être ouf ! Tu vas téma comment mon dernier opéra, le 39e, a débarqué à Paris en 1829, et ça vaut grave ton temps, sah, parce qu'après lui j'ai plus jamais fait d'opéra, j'te jure ! Et sur ce site, mes collègues compositeurs et moi, on t'apprend à reconnaître nos morceaux direct quand ils passent, alors  lance-toi sur l'entraînement , frérot, ça va être trop stylé !
---

Le contrat qui m'a mis dans la mouise

Wesh frérot, en 1824 j'signe un contrat avec le gouvernement français, et chuis pas du tout au jus de c'que ça va me coûter, wallah ! Y a deux commandes dans le deal : un grand opéra pour l'Académie Royale de Musique et un opéra pour le Théâtre-Italien, genre menu maxi best of, trop stylé ! Le grand opéra, c'est mon Guillaume Tell, et en vrai j'ai bossé dessus de 1824 à 1829, cinq ans de taff, sah, quelle galère de ouf ! Cinq piges pour une seule pièce, j'te jure, même ma flemme a fini par faire la grève, c'est dire le niveau, la hess !

Né un 29 février, forcément j'suis un peu chelou

Moi j'suis né à Pesaro en 1792, un 29 février, frérot, donc mon anniv' tombe tous les quatre ans, c'est relou de ouf ! Guillaume Tell, c'est mon dernier opéra, le trente-neuvième, wesh, j'ai bouclé la série comme un vieux qui éteint la lumière en partant ! Et après ça j'ai vécu presque quarante piges de plus, tranquille, cimer la vie, du coup j'avais le temps de kiffer ! Trente-neuf opéras puis plus rien sur scène, mais j'suis pas mort pour autant, frérot, j'te raconte la suite, c'est du lourd !

Le scénario, c'est pas moi qui l'ai pondu

Les paroles, c'est Victor-Joseph Étienne de Jouy et Hippolyte Bis qui s'y collent, deux gars en mode plume, bg ! Eux, ils sont partis de la pièce de Schiller, Wilhelm Tell, une histoire de ouf avec des Suisses qui disent non à la répression autrichienne, wesh ! Moi j'ai juste collé la zik dessus, du coup chuis le dernier à me plaindre, y a pas à chipoter, la famille ! Vas-y que ça parle de gars vénères qui veulent plus se faire dicter la loi, le seum total, sah !

La première, ambiance Paris sous pression

Le 3 août 1829, l'Opéra de Paris lance la première à la Salle Le Peletier, frérot, j'avais les jetons, wallah ! Au pupitre, c'est Henri Valentino, ou alors François Habeneck, les historiens sont pas d'accord, askip personne sait, osef ! Moi j'te dis juste qu'y avait un chef, une baguette et un stress de malade, le reste c'est la brume, ch'ais pas ! Mais ouais, c'est ce soir-là que mon ouverture débarque devant les Parisiens, trop bien, le sang !

Le public a fait la moue

Accueil mitigé, frérot : moitié applaudissements, moitié bof, j'ai eu le seum direct ! Au bout de trois représentations, hop, on commence à couper des bouts, ils m'ont rogné ça comme un sandwich grec trop long, sah ! Un an plus tard, on jouait plus que trois actes, wallah, mon opéra avait fondu comme un glaçon en pleine canicule, miskine ! Le comble, c'est qu'aujourd'hui presque tout le monde connaît l'ouverture, alors que l'opéra entier, nada, c'est chaud, hein !

Ma santé a fait grève et mon porte-monnaie aussi

Guillaume Tell m'a bien usé, frérot, ma santé a pris cher, j'étais cassé comme une vieille mobylette, wesh ! Puis y a la Révolution de juillet 1830, et le nouveau gouvernement me coupe ma rente, les radins, c'est la hchouma ! J'ai bataillé grave, et j'ai fini par gagner en 1835, bim, justice, cimer, ça fait du bien au portefeuille ! Du coup plus aucun opéra après ça, j'ai rangé la plume lyrique, mais attention, j'ai pas lâché la zik, c'est pas mon délire !

Pourquoi plus d'opéras ? Mystère et boule de gomme

Pourquoi j'ai arrêté les opéras, hein ? Personne sait vraiment, ça se dispute encore, c'est le gros débat du quartier, frérot ! Y en a qui disent la santé, d'autres le pognon, d'autres le grand opéra qui monte, d'autres la révolution de 1830, moi j'dis rien, bouche cousue, tranquille ! Mais j'ai continué à composer, wallah : des cantates, de la musique sacrée, plus de 150 petits morceaux légers, les Péchés de vieillesse, c'est ouf ! Et en 1864, première de ma Petite messe solennelle, puis j'ai quitté la piste à Passy en 1868, bref j'ai pas chômé jusqu'au bout, le sang !

Les potes qui ont kiffé mon ouverture

Berlioz, qui d'habitude aimait pas trop mes trucs, a dit que c'était une symphonie en quatre parties, mon propre hater qui me tresse des lauriers, ouf ! Liszt, lui, en 1838, l'a retapée pour piano, et ça devient un classique de ses concerts, le bg avait des doigts de feu, wesh ! Johann Strauss I a repiqué le final dans son William Tell Galop, opus 29b, de l'inspi gratos, t'as vu, sah ! Et Chostakovitch a glissé un bout dans sa Symphonie n° 15, mon morceau voyage plus qu'un touriste à Marseille, grave !

Hi-yo Silver : l'invasion des chevaux

Le final, c'est devenu le thème de The Lone Ranger, à la radio, à la télé et au ciné, frérot, j'ai été le DJ d'un cowboy masqué, quel flex ! Du coup tout le monde pense à des chevaux au galop, alors que dans mon opéra y a zéro canasson, zéro charge de cavalerie, wallah ! Et attention, le thème du Lone Ranger, c'est que le final, la quatrième partie, pas l'ouverture entière, faut pas tout mélanger, gros ! Y a même une blague qui dit qu'un intellectuel peut écouter ça sans penser au Lone Ranger, on la prête à Jack Guinn, mais askip d'autres noms circulent, osef du vrai !

Le tour du monde de mon galop

Disney l'a mis dans The Band Concert, un dessin animé, trop stylé, y avait de la hype dans l'air, frérot ! Kubrick l'a pris pour A Clockwork Orange, en version électronique de Wendy Carlos, chelou mais grave kiffant, le flex ! Et en 2001, une pub Reebok avec une version de DJ Shadow, j'avoue que ça tabasse, wesh ! Moi j'suis parti en 1868 mais mon galop, lui, il a pas pris une seule ride, c'est ouf, bisous la famille !
---
Alors, ça t'a kiffé, l'histoire de ma William Tell Overture, ou t'es resté là, miskine, à te dire « osef » ? Dis-moi tout, j'avoue que ça me ferait un seum de ouf si t'avais calé en route, zarma ! Moi, en vrai, quand j'repense à tout ça, ça me fait un truc chelou dans l'bide, style la mif qui se réunit pour le dernier repas. Mon dernier opéra, le 39e, et pourtant j'ai pas du tout rangé ma plume après, tié, j'ai continué à bosser tranquille, c'est carré ! Mais attends, y a encore grave de trucs à fouiller sur cette ouverture, c'est pas fini, la hess si tu t'arrêtes là ! Genre Berlioz, lui qui kiffait pas trop mes morceaux d'habitude, il a quand même sorti que c'était une symphonie en quatre parties, askip c'est trop chanmé ! Et Liszt, le bg, il en a fait une version pour piano en 1838, en mode ça déchire sur les touches, relou pour les doigts mais stylé ! Sans oublier le Lone Ranger, mais attention, c'est juste le final en galop, pas toute l'ouverture, hein, j'te le dis cash ! Du coup, clique sur les liens, c'est là que ça se passe, starfoullah, y a de quoi faire pour les curieux ! Fonce, le sang, ça passe crème, et t'auras le flex de celui qui capte tout dès les premières notes ! Bsahtek d'avoir écouté mon histoire jusqu'au bout, et à très vite pour la suite, c'est moi qui te le dis !