Cagnard et orage tahi dans Summer (Four Seasons) de Vivaldi
Les coulisses

Concerto No. 2 in G minor, Op. 8, RV 315

Vivaldi raconte les coulisses : Summer (Four Seasons)
Wesh frérot, c'est moi Vivaldi dans la place, et j'vais t'balancer toute l'histoire bien dar derrière Summer (Four Seasons), sah ! Téma l'bail : tu vas capter comment j'ai pondu ce gros classique à Mantoue sous la hess du soleil avant qu'il pète tous les scores à Amsterdam, wallah c'est du lourd ! Viens  tenter l'entraînement  direct, le sang, vu qu'ici mes collègues compositeurs et moi on t'apprend en scred à reconnaître nos morceaux dès qu'ça résonne !
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Le blaze à rallonge qui fait mal au crâne

Wesh le sang, t'as déjà vu comment les intellos appellent mon gros son de l'été : Concerto No. 2 in G minor, Op. 8, RV 315, genre c'est un code Wifi de daron ou quoi ?! En vrai, tout l'quartier dit juste Summer (Four Seasons), ou L'estate chez moi en Italie, parce que personne a l'temps d'réciter l'alphabet quand y a du lourd dans les enceintes, frérot ! Et l'petit RV 315 au bout, c'est un musicologue danois, Peter Ryom, qu'a tout rangé mes bails dans son catalogue Ryom-Verzeichnis, wallah cimer au boug sinon ce serait l'zbeul total ! Téma l'delire : c'est le deuxième concerto de mon cycle The Four Seasons, et j't'annonce direct qu'on est pas là pour bronzer tranquille avec un p'tit sirop, bg !

Exilé à Mantua chez le prince qui régale

À la base, chuis parti charbonner ce classique entre 1718 et 1720 à Mantua, même si askip des chercheurs genre Karl Heller disent que j'l'ai peut-être plié dès 1716 ou 1717, ch'ais plus trop, le seum ! Là-bas, j'étais posé en mode maestro di cappella di camera, le patron de la musique de chambre quoi, à la cour du Prince Philip of Hesse-Darmstadt qui gérait la ville comme un chef ! Franchement, l'été dans ce coin, c'est pas des blagues de touriste : l'air il colle à la peau de ouf, y a zéro courant d'air et tu transpires comme un poulet à la broche, miskine ! Du coup, au lieu d'chialer dans mon lit en attendant la pluie, j'ai sorti la plume et j'ai transformé cette vieille fournaise chelou en pure dinguerie musicale, sah !

Le mécène de Bohême et le concert fantôme

Avant même qu'la planète entière s'ambiance dessus, j'avais déjà envoyé les partitions manuscrites des quatre concertos à mon gars sûr en Bohême, le Count Wenzel von Morzin, la famille ! C'est à ce daron blindé que j'ai dédicacé tout l'Op. 8, et dans mon p'tit mot j'balance direct que son orchestre privé avait déjà poncé les morceaux en scred au château, tu captes ? Par contre, wallah c'est la hess niveau archives : y a pas un seul papier qu'a survécu pour dire la date exacte, la salle ou le blase des solistes de la toute première fois en public ! Les mecs à l'époque ils notaient que dalle après les soirées privées, en mode osef complet de l'histoire, mais t'inquiète que l'bruit a vite tourné dans toute la street !

Amsterdam fait péter les ventes en scred

En 1725, j'fais enfin sortir la galette à Amsterdam chez l'éditeur Michel-Charles Le Cène, et là, frérot, ça part en cacahuète direct dans les bacs ! Les gens croient souvent qu'j'ai lâché un EP de quatre titres, mais archi pas : c'est sorti dans une grosse compil de douze concertos appelée Il cimento dell'armonia e dell'inventione, Op. 8, t'as vu l'flex ? Dès qu'le truc a touché les rues de Paris et London, la hype a explosé le plafond, tout l'monde s'arrachait mes partitions comme des paires de crampons en édition limitée, j'avoue ! C'est ce coup de maître qu'a blindé ma réputation à l'international, j'étais devenu la superstar du violon, intouchable dans l'game, c'est carré !

Mon équipe de choc en sol mineur

Pour faire tourner la machine, j'ai pas ramené cinquante cuivres relous : j'ai juste posé un violon solo bien vénère, deux sections de violons, un alto et la basse continue, ça passe crème ! En bas du terrain, t'as le violoncelle qui tient la baraque avec un clavecin ou un orgue, une petite équipe de nerveux prête à tout casser sans faire de manières, le sang ! Et j'ai calé tout l'concerto dans la tonalité de G minor du début à la fin, histoire de garder une ambiance bien sombre et tendue qui fout la chair de poule direct ! Quand mon soliste débarque au milieu du squad pour lâcher ses rafales d'archet à cent à l'heure, t'as intérêt à bien t'accrocher à ton siège sinon tu finis dans l'décor, wallah !

Trois épisodes d'une série Netflix sous stéroïdes

Si tu piges que dalle au mot mouvement, dis-toi qu'mon concerto à l'italienne en forme rapide-lent-rapide, toujours en G minor, c'est juste trois épisodes d'une série de zinzin qui s'enchaînent ! L'épisode un, I. Allegro non molto en 3/8 avec ses refrains d'orchestre en ritornello, démarre sous un soleil qui tape avant qu'le violon imite le coucou, la tourterelle et le chardonneret, puis qu'une brise se fasse balayer par le vent du nord pendant qu'le berger pleure l'orage qui arrive, miskine ! Dans l'deuxième épisode, II. Adagio e piano – Presto e forte à quatre temps, plus de refrain mais un dialogue tendu où l'berger galère à pioncer au calme dans l'Adagio e piano au milieu des mouches et des frelons en notes pointées, pendant qu'les coups de tonnerre en Presto e forte le réveillent en sursaut, la grosse galère ! Et l'final en 3/4, III. Presto qu'on appelle aussi Tempo impetuoso d'estate, repart en ritornello furieux avec gammes descendantes, trémolos et croisements de cordes de baisé pour montrer la foudre et la grêle qui couchent tout le blé mûr, c'est la guerre frérot !

Le poème codé dans la partition, wesh

T'as des mythos qui racontent qu'un éditeur a rajouté des textes après coup sur ma musique, mais c'est du flan total : y avait déjà le sonnet italien dès l'édition de 1725 à Amsterdam et dans les manuscrits d'avant, t'entends ?! En vrai, le poème est sorti en anonyme sans signature, du coup personne a la preuve écrite à cent pour cent, même si tous les spécialistes cramés du cerveau disent que c'est moi qui l'ai gratté en scred ! Téma la technique de génie : j'ai posé des lettres dans la partition qui renvoient pile aux lignes du sonnet, genre un sous-titrage en direct pour que les musiciens sachent exactement quelle galère météo ils doivent jouer ! Comme ça, même un auditeur complètement paumé qui capte rien au solfège, il lit les vers et il voit le film dans sa tête en écoutant les cordes s'énerver, trop stylé non ?!

Les oiseaux kiffent, le berger fait la grimace

Ce qui m'fait taper des barres dans c'te pièce, c'est comment j'passe d'un délire tout mignon avec les p'tits piafs de la forêt à une panique générale en deux secondes chrono, wallah ! T'es là, t'écoutes les oiseaux chanter pépouze, tu t'crois dans un parc au soleil, et d'un coup l'vent te met une gifle monumentale qui rabat ta capuche sur ton pif, quel enfer ! Le pauvre berger, il a même pas l'temps d'poser son sac qu'il sent déjà qu'sa journée va tourner au vinaigre sous les nuages tout noirs, j'ai trop d'la peine pour ce boug, sah ! Et toutes ces mouches relous que j'fais bourdonner dans les cordes juste après, c'est exactement l'bruit du moustique qui t'tourne autour de l'oreille à trois heures du mat quand t'essaies d'dormir, le seum absolu !

Le déluge qui couche tout sur son passage

Quand la tempête pète pour de vrai à la fin, frérot, j'ai écrit des notes tellement rapides que les violonistes ils ont les doigts qui fument sur le manche, y a zéro triche possible ! Faut voir la tête des musiciens quand ils doivent traverser les cordes à toute blinde pour faire tomber la grêle : t'en as la moitié qui transpire plus que sous la canicule de Mantua, j'te jure ! Les épis de blé bien mûrs dans les champs, ils prennent tarif direct, tout est aplati par terre comme une crêpe, y a pas un brin d'herbe qui fait l'malin face à mon orchestre déchaîné ! À l'époque, personne avait jamais entendu des instruments à cordes imiter une météo aussi violente, j'ai carrément inventé le film d'action sans écran ni caméra, bg !

Toujours dans les tendances trois siècles après

Tu crois qu'mon son a pris la poussière au musée ou quoi : en 2012, le compositeur Max Richter a carrément remixé tout l'bail à sa sauce post-minimaliste sur son album Recomposed by Max Richter: Vivaldi – The Four Seasons, lourd de ouf ! Et rebelote en 2019 au cinéma, la réalisatrice Céline Sciamma a lâché mon troisième mouvement dans son film français Portrait of a Lady on Fire, notamment dans la pure scène finale de la salle de concert ! Quand tu vois l'actrice qui vibre à mort devant l'orchestre en écoutant mon orage d'été, tu captes direct que ma musique elle traverse les siècles sans prendre une ride, la famille ! Alors maintenant qu't'as tous les dossiers en main, va vite brancher tes écouteurs et mets l'son à fond la caisse, mais prévois un parapluie parce que ça va secouer sévère, cimer le sang !
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Wesh le sang, dis-moi direct en sah : t'as grave kiffé plonger dans les bails et toute l'histoire de mon Summer (Four Seasons), ou quoi, frérot ? Mais bouge pas d'là, la famille, chuis loin d'avoir tout lâché : y a encore blindé de dingueries tarpin ouf à décortiquer dans Summer (Four Seasons), wallah c'est pas fini ! Du coup, fais pas ton timide, bg : téma les liens juste là et clique direct dessus pour aller fouiller l'reste de Summer (Four Seasons), ça passe crème, cimer !