Tous en chœur avec la Symphony No 9 de Beethoven
Les plus beaux moments

Symphony No. 9 in D minor, Op. 125 ("Choral")

Beethoven présente les plus beaux moments de l'œuvre « Symphony No 9 »
Je suis Beethoven, et je te souhaite la bienvenue dans les plus beaux moments de ma Symphony No 9. Tu vas entendre le moment où, pour la première fois dans une symphonie, une voix humaine rejoint l'orchestre, et c'est ce qui rend cette musique si inoubliable. Sur ce site, mes confrères compositeurs et moi t'apprenons aussi à reconnaître nos morceaux quand tu les entends, alors  tente l'entraînement  dès maintenant.
---

Un orchestre qui s'accorde… ou presque

Je commence ce premier mouvement dans un murmure, avec des cordes qui frémissent sur deux notes vides, un la et un mi, comme si l'orchestre n'avait pas fini de s'accorder. Tu retiens ton souffle en te disant qu'il ne se passe pas grand-chose, et soudain le premier thème éclate avec une violence qui réveillerait même celui qui somnolait au fond de la salle.

Une course-poursuite en pleine fugue

Je lance le scherzo avec une fugue, c'est-à-dire que les instruments entrent les uns après les autres en se répétant la même idée, un peu comme des enfants qui jouent à chat. Les trombones, qui n'avaient pas encore joué une seule note depuis le début de la symphonie, font enfin leur entrée à ce moment-là.

Enfin, on respire

Après toute cette agitation, je prends ici le temps de souffler avec un mouvement paisible et tendre, qui revient sans cesse à deux mélodies et les transforme à chaque retour. Au milieu, le quatrième cor a droit à un beau solo, et il attendait sans doute ce moment depuis le début du concert.

Le finale fait le tri

Je commence le finale par un joyeux désordre, puis les cordes graves passent en revue les mouvements précédents et les écartent l'un après l'autre, comme un invité difficile qui refuse tous les plats qu'on lui propose. C'est seulement alors que les violoncelles et les contrebasses laissent entendre le thème de la joie, avant que le baryton n'arrive avec des mots à moi : « O Freunde, nicht diese Töne ! »
---
Voilà, nous sommes au bout de ce petit parcours, et je me pose une question en refermant la partition : as-tu aimé découvrir les plus beaux moments de la Symphony No 9 ? J'espère que ces pages t'ont donné envie de réécouter chaque mouvement avec une oreille un peu différente. Quand j'ai terminé cette symphonie en 1824, je ne pouvais plus entendre l'orchestre, mais je savais ce que je voulais dire. Ce que je voulais, c'était réunir des voix humaines et des instruments dans un même élan, pour que la musique finisse par parler à tout le monde. Je crois que c'est pour cela qu'elle continue de voyager si loin, jusqu'à devenir, des années plus tard, l'hymne de l'Europe. Pourtant, il reste encore beaucoup à découvrir autour de la Symphony No 9. Il y a l'histoire de sa création, les voix qui la portent, la façon dont le mouvement lent se déploie en variations, et bien d'autres détails qui méritent qu'on s'y arrête. Si cette curiosité te gagne, je t'invite à cliquer sur les liens ci-dessous pour poursuivre ton exploration de la Symphony No 9. Prends ton temps, mets le volume qu'il faut, et laisse la musique faire le reste.