Un messager en noir avec le Requiem de Mozart
Les plus beaux moments

Requiem in D minor, K. 626

Mozart présente les plus beaux moments de l'œuvre « Requiem »
Je suis Mozart, et je te présente ici les plus beaux moments de mon Requiem. Tu y entendras des pages écrites dans les dernières semaines de ma vie, jusqu'au Lacrimosa où ma plume s'arrête après huit mesures, et cet inachevé rend la musique encore plus bouleversante. Sur ce site, mes confrères compositeurs et moi t'apprenons aussi à reconnaître nos œuvres dès que tu les entends, alors  lance l'entraînement  quand tu veux.
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Une entrée en matière sans flûte ni sourire

Pour commencer l'Introitus, je pose le décor en ré mineur, Adagio, avec des bassons et des cors de basset qui avancent à voix basse, comme des invités qui entrent dans une église en retenant leur souffle. Tu n'entendras ni flûtes ni hautbois, je les ai laissés dehors, et c'est le seul mouvement que j'ai orchestré en entier de ma main.

Le réveil en sursaut

Moi qui viens de te bercer avec l'Introitus, je te fais maintenant sursauter avec le Dies irae, un Allegro assai en ré mineur où le chœur et l'orchestre se jettent dans la mêlée comme si quelqu'un avait crié au feu au fond de la salle. L'orchestration est volontairement agitée et brûlante, mais pour ce passage je n'ai laissé que les voix et la basse, et d'autres ont habillé le reste.

Huit mesures et puis le silence

Quand j'arrive au Lacrimosa, je dois t'avouer que mon manuscrit s'arrête après huit mesures, ce qui est une façon bien discrète de passer la plume à quelqu'un d'autre. Mon élève Franz Xaver Süssmayr a terminé l'ensemble de l'œuvre, et on discute encore aujourd'hui pour savoir si une fugue sur le mot Amen devait venir après.
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Voilà, nous arrivons au bout de ce petit parcours à travers mon Requiem. Je me suis arrêté après la huitième mesure du Lacrimosa, et il m'est étrange de penser que la musique a continué sans moi. D'autres mains ont pris la suite, et c'est mon élève Franz Xaver Süssmayr qui a mené l'œuvre jusqu'à son terme. Pourtant, quand le dernier accord s'éteint, je trouve que l'ensemble tient debout, avec cette couleur sombre qui ne te quitte pas tout de suite. Une œuvre peut très bien rester pleine de silences et continuer à parler à ceux qui l'écoutent. Alors, ces moments choisis du Requiem t'ont plu ? J'espère qu'ils t'ont donné envie de l'écouter en entier, car il ne dure qu'environ cinquante minutes. Il reste encore beaucoup à découvrir : le Tuba mirum, le Recordare, le Confutatis, le Sanctus ou l'Agnus Dei, par exemple. On discute aussi toujours de ce qui revient à Süssmayr dans ces derniers mouvements et de ce qui suit mes indications. Et il y a cette vieille légende d'un Salieri empoisonneur, qui n'a aucun fondement et qui mérite d'être démêlée. Je t'invite donc à cliquer sur les liens ci-dessous pour prolonger ton exploration du Requiem. Je te laisse avec cette musique, et j'espère que tu y reviendras.