Sur le divan avec le Piano Concerto No 2 de Rachmaninoff
Les plus beaux moments

Piano Concerto No. 2 in C minor, Op. 18

Rachmaninoff présente les plus beaux moments de l'œuvre « Piano Concerto No 2 »
Je suis Sergei Rachmaninoff, et voici les meilleurs moments de mon Piano Concerto No 2. Tu vas entendre la musique qui m'est revenue après environ trois ans de silence, quand le docteur Nikolai Dahl m'a rendu ma confiance, et c'est ce qui la rend si chaleureuse. Sur ce site, mes collègues compositeurs et moi t'apprenons aussi à reconnaître nos œuvres dès que tu les entends, alors  viens essayer l'entraînement  quand tu veux.
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Une cloche qui sonne sans portier

Je commence le Moderato par quelques accords de piano qui résonnent comme une cloche, et personne n'a besoin qu'on le lui répète pour se taire et écouter. Ensuite les cordes et la clarinette arrivent avec le thème principal, une mélodie ample et sombre qui prend son temps pour s'installer.

On baisse doucement la lumière

Je commence l'Adagio sostenuto en quittant tout doucement do mineur pour arriver en mi majeur, comme quelqu'un qui baisse la lumière avant de te raconter une longue histoire. Une clarinette prend un long solo, le piano place une cadence, puis la musique s'efface peu à peu jusqu'à ce que le pianiste reste seul, avec le dernier mot.

Je boude, mais pas longtemps

Je lance l'Allegro scherzando en do mineur, mais je te rassure tout de suite : je ne garde pas cette mine sombre très longtemps. Le mouvement avance vers do majeur et se termine là-dessus, comme si le ciel gris finissait par laisser passer le soleil.
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Voilà, nous sommes arrivés au bout de ce petit parcours, et je dois avouer que je regarde ce concerto avec une tendresse particulière. Je l'ai écrit après des années très sombres, et chaque fois que j'entends ces accords de cloche, je me rappelle combien il m'a fallu de patience pour retrouver la confiance. Je l'ai dédié au docteur Nikolai Dahl, et c'est ma façon de lui dire merci pour ce qu'il a fait pour moi. Ces pages m'ont accompagné toute ma vie de pianiste, puisque je les ai jouées 143 fois, et elles ne m'ont jamais paru usées. Alors, as-tu aimé découvrir avec moi les plus beaux moments du Piano Concerto No 2 ? J'espère que cette musique t'a touché autant qu'elle me touche encore. Il reste pourtant bien d'autres facettes à explorer dans ce concerto, comme le finale, l'Allegro scherzando, qui passe de do mineur à do majeur, ou l'histoire de ses deux premières présentations au public, en 1900 puis en 1901. Je t'invite donc à cliquer sur les liens proposés pour poursuivre ta découverte du Piano Concerto No 2. Prends ton temps, écoute-le à nouveau, et laisse-le te dire ce qu'il a à te dire.