Chorale au gros flex avec la Symphony No 9 de Beethoven
Les coulisses
Symphony No. 9 in D minor, Op. 125 ("Choral")

Sah, chuis Beethoven, et là j'te raconte les coulisses de ma Symphonie n° 9, accroche-toi ! Tu vas téma ma soirée de ouf du 7 mai 1824 à Vienne, où j'étais planté sur scène comme un miskine, sans capter une note de l'orchestre ni un applaudissement, ça vaut grave le détour ! Tranquille, avec mes frérots compositeurs, on t'apprend aussi ici à reconnaître nos morceaux dès qu'ils sonnent, alors viens tâter l'entraînement , ça passe crème, j'te jure !
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Ma neuvième, c'est le boss de fin de niveau
Wesh frérot, ma Symphonie n° 9, c'est du ré mineur, opus 125, et les gens l'appellent « Choral », sah, ça fait nom de chorale de quartier mais c'est du lourd ! Faut compter 65 minutes environ, ou 74 si tu demandes à d'autres, personne s'met d'accord, c'est zarbi, osef ! Y a un orchestre, quatre solistes et un chœur mixte, genre toute la cité sur scène avec micro et partition, wallah, c'est ouf ! En vrai, t'as pas une symphonie, t'as un monstre qui t'attrape par le col et qui lâche pas, grave !Des Anglais m'ont passé commande
Le 9 juin 1817, Ferdinand Ries écrit de la part de la Philharmonic Society of London, et ces mecs veulent deux grandes symphonies, tarpin ambitieux, wesh ! Elles devaient rester la propriété de la Société, genre j'te vends mes bébés et j'peux plus les récupérer, quelle hess ! J'en ai fini qu'une seule, la Neuvième, du coup j'ai balancé dedans des trucs prévus pour la deuxième, j'recycle, cimer la planète ! J'avais même gribouillé une dixième pour lui tenir compagnie, mais elle est restée au placard, miskine !La galère XXL avant la ligne d'arrivée
J'ai gratté mes premières esquisses en 1815, tranquille, et après ça s'est transformé en feuilleton de ouf ! La maladie m'a pourri la vie, le bras de fer pour la tutelle de mon neveu Karl m'a filé le seum, et les soucis d'oseille en plus, la totale, frérot ! Du coup le taf a traîné, sah, jusqu'à ce que j'm'y remette sérieusement en automne 1822, mode turbo ! J'ai bouclé le truc début 1824, février ou mars selon les sources, elles s'engueulent, balek, moi j'étais lessivé !Un poème de 1785 collé à mes basques
Friedrich Schiller a écrit « An die Freude », l'Ode à la joie, en 1785, et ce texte m'est resté collé aux basques comme un chewing-gum, wallah ! J'avais déjà essayé plusieurs fois d'le mettre en musique avant ma Neuvième, obstiné comme un daron qui veut garer sa caisse, c'est ouf ! Avant moi, personne avait osé foutre une voix humaine dans une symphonie, c'était la première fois, un truc de zinzin, grave ! Ces voix, c'est le gros flex de la Neuvième, j'avoue, faut les téma débarquer !Quatre épisodes, comme une série
Un mouvement, frérot, c'est un épisode de série : y a quatre parties, chacune a son ambiance, et t'enchaînes sans zapper, wallah ! Épisode un, l'Allegro ma non troppo, c'est le pilote qui pète tout, et l'épisode deux, le scherzo en Molto vivace, c'est la scène de course-poursuite, ça cavale de ouf ! L'épisode trois, l'Adagio molto e cantabile, c'est l'épisode câlin : lent, doux, des variations sur deux thèmes et un beau solo du quatrième cor, j'avoue, ça apaise le sang ! Et l'épisode quatre, le Presto, c'est le final de saison avec chœur, solistes et variations sur le thème de la joie, une hype de malade, sah !Le baryton qui dit « stop, on change de disque »
Au début du final, ça part en chaos total, puis les cordes graves rappellent les mouvements d'avant et les envoient bouler, comme un gars qui tej ses vieux messages, chelou mais stylé ! Après, violoncelles et contrebasses sortent le thème de la joie, suivis de trois variations instrumentales, tranquille, ça monte doucement, wesh ! Là le baryton débarque avec « O Freunde, nicht diese Töne ! », des mots de moi, pas de Schiller, frérot, j'me suis incrusté dans son poème, culotté de ouf ! Plus loin, la grosse caisse et les cymbales rejoignent la teuf pour une marche turque, ça sent la musique turque à plein nez, mortel, grave !Le soir de la première, j'entends que dalle
Mes oreilles ont commencé à lâcher vers 1798, la hess, du coup le soir de la première, j'entends que dalle ! Ça s'passe le 7 mai 1824 au Kärntnertor Theater de Vienne, avec le plus gros orchestre que j'aie jamais utilisé, wesh, c'est la folie ! C'est Michael Umlauf qui dirige, pas moi, sah, j'reste planté sur scène comme un panneau, relou mais vrai ! Au chant, y a Henriette Sontag, 18 ans, et Caroline Unger, 20 ans, deux gamines de ouf, j'te dis pas le talent !Le demi-tour qui a fait péter la salle
Quand ça finit, j'entends ni l'orchestre ni les applaudissements, frérot, j'suis dans ma bulle, c'est ouf ! L'histoire raconte que Caroline Unger m'a fait pivoter vers le public, genre « gros, téma la foule », trop mignon, j'avoue ! Askip y aurait eu cinq standing ovations, avec des chapeaux et des mouchoirs qui volent, la salle était vénère de bonheur ! Personne sait si c'est exactement comme ça, mais moi j'dis belle histoire, osef du reste, sah !Londres, un roi et un éditeur
Londres a eu sa première le 21 mars 1825 avec George Smart à la baguette, et vu la commande du départ, la boucle est bouclée, tranquille ! J'ai dédié la symphonie au roi Friedrich Wilhelm III de Prusse, un client de luxe, wesh ! Les premières éditions, les parties et la partition, sont sorties chez Schott, c'est chaud, frérot ! Moi j'ai quitté la scène du monde le 26 mars 1827 à Vienne, miskine, mais la Neuvième, elle, a pas pris une ride, wallah !Ma joie est devenue l'hymne de toute l'Europe
Le 12 janvier 1972, le Conseil de l'Europe adopte ma mélodie de l'Ode à la joie comme hymne, dans un arrangement instrumental de Herbert von Karajan, un bg de la baguette, sah ! En juin 1985, les chefs d'État ou de gouvernement choisissent le même hymne pour la Communauté européenne, ça passe crème, frérot ! L'adoption officielle, c'est le 29 mai 1986 lors d'une cérémonie à Bruxelles, grave la hype ! Cerise sur le gâteau, ma partition autographe est inscrite en 2001 au Registre Mémoire du monde de l'UNESCO, ma feuille est une star, ouf, wallah !---
Voilà frérot, on est au bout du game, et moi j'ai un peu le seum que ça s'arrête déjà, wallah ! Franchement, t'as kiffé de plonger dans les coulisses de ma Symphonie n° 9, sah ? Imagine, j'étais sur scène et j'entendais pas l'orchestre ni les applaudissements, c'est ouf, miskine de moi ! Et pourtant ma Joie, elle a fait le tour de la planète, jusqu'à devenir l'hymne de l'Europe, t'as vu le délire, grave ! Mais n'imagine pas qu'on a tout vu, y a encore un max de trucs à téma sur cette symphonie, genre chaque mouvement avec ses secrets, j'te jure ! Du coup, clique sur les liens juste en dessous, frérot, et viens traîner encore un peu avec moi, ça passe crème ! Allez, j'te laisse, la famille, et si un jour t'as la hess, mets l'Ode à la joie à fond dans tes écouteurs, ça répare tout, j'avoue !
