Mains en embrouille ouf avec la Fantaisie-Impromptu de Chopin
Les coulisses

Fantaisie-Impromptu in C-sharp minor, Op. 66

Chopin raconte les coulisses : Fantaisie-Impromptu
Wesh, moi c'est Chopin, ton frérot du piano, et là j'te raconte l'histoire derrière ma Fantaisie-Impromptu, installe-toi tranquille, cimer d'être là ! Tu vas piger comment ce morceau, jamais publié de mon vivant, est sorti en 1855 grâce à mon pote Julian Fontana, alors que j'voulais qu'on crame tous mes manuscrits, c'est ouf, wallah ! Après,  lance-toi dans l'entraînement , parce qu'ici mes collègues compositeurs et moi, on t'apprend aussi à reconnaître nos morceaux direct, sah, ça va être trop stylé, j'te jure !
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Paname, le bg qui encaisse sans stresser

Wesh frérot, en 1834 ça fait déjà trois ans que j'traîne à Paris, depuis 1831, et j'te jure j'suis tranquille dans mes baskets ! Mes partitions s'vendent bien et j'donne des cours à des élèves blindés de thunes, du coup ma tirelire fait la fête, c'est ouf ! Par contre les grosses salles, bof, j'joue presque jamais en public, j'suis pas du genre à faire le show devant la foule, osef des projecteurs ! Et c'est dans c'te vie de bg bien rangé que j'pose les premières notes de ma Fantaisie-Impromptu, en 1834, cimer le calme !

Road trip avec Hiller, la tournée des festivals

Cette année-là j'me barre à Aachen avec mon pote Ferdinand Hiller pour un festival de musique du Rhin inférieur, wesh, y avait grave du monde ! Ensuite j'passe à Düsseldorf et j'croise Mendelssohn, le genre de rencontre qui t'fait kiffer le voyage, j'avoue ! Ma Fantaisie-Impromptu, j'la compose en 1834, même si IMSLP dit 1834-35, osef, une année de plus ou de moins, c'est la hess pour les historiens ! Et attention, j'avais même pas encore rencontré George Sand, elle débarque en 1836, donc zéro drama de couple dans c'te musique, j'te jure !

Une baronne, un manuscrit et zéro imprimerie

En 1835 j'écris un manuscrit pour la baronne d'Este, wesh, la meuf avait un album qui claquait, frérot ! Sur la page de titre c'est écrit « Composed for the Baroness d'Este by Frédéric Chopin », pas une dédicace imprimée, hein, juste du stylo, tranquille ! Cette année-là j'revois mes parents à Carlsbad pour la toute dernière fois, et j'croise aussi Maria Wodzińska, j'te raconte pas le truc de ouf ! Bref 1835, grosse année, entre les darons, Maria et la baronne, j'avais l'agenda d'un ministre, wallah !

Rubinstein et sa théorie du billet

Arthur Rubinstein, lui, il a sa petite théorie sur la phrase de la baronne, genre « Composed for », askip ça sent la commande payée ! Pour lui ça veut dire que la baronne a sorti le blé, l'oseille, du coup j'aurais bossé sur commande comme un livreur, ouf ! Et d'après lui c'est pour ça que j'ai jamais sorti le morceau, une commande c'est une commande, sah, ça reste dans l'album du client, osef de la boutique ! Mais en vrai personne sait vraiment pourquoi j'l'ai gardé sous le coude, c'est une piste parmi d'autres, mystère chelou pour toujours !

Beethoven, le grand frère qui mate par-dessus mon épaule

Un certain Ernst Oster a capté que ma pièce ressemble à la Sonate « Moonlight » de Beethoven, qui est aussi en Do dièse mineur, la coïncidence de ouf ! Il a repéré une même course et une cadenza dans le finale, et mon milieu en Ré bémol majeur qui fait écho au deuxième mouvement de la sonate, style clin d'œil, wallah ! Y a aussi l'Impromptu en mi bémol majeur, Op. 89, de Moscheles, sorti en 1834, et ma pièce lui ressemble un peu, frérot, grave ! Peut-être que cette ressemblance avec Beethoven explique pourquoi j'l'ai pas sortie, mais l'histoire raconte ça sans preuve, cimer les historiens pour le suspense !

Mon dernier souhait : cramez-moi tout ça

Sur mon lit de mort, frérot, j'ai demandé qu'on détruise tous mes manuscrits pas publiés, j'te jure, le grand ménage de ouf ! J'suis mort en 1849, c'est la hess, et ma Fantaisie-Impromptu faisait partie du tas de trucs à cramer, miskine ! Heureusement mes potes ont pas écouté, sinon t'aurais jamais pu téma ce morceau, genre ça serait un crime, wesh ! Moi qui voulais tout cramer, aujourd'hui c'est un de mes tubes les plus joués, le karma fait les choses en grand, askip !

Fontana, mon copiste qui fait tout le taf

Julian Fontana, c'était mon pote proche à Paris, mon copiste et mon factotum, genre le mec qui fait tout, wallah, un vrai couteau suisse ! Ma mère et mes sœurs lui ont demandé de choisir 23 morceaux de piano pas publiés, et lui les range sous les numéros posthumes 66 à 73, frérot, nickel ! Ma Fantaisie-Impromptu, c'est la première de la bande, d'où le Op. 66, mais le numéro dit rien sur l'ordre où je les ai écrites, relou, sah ! Et en 1855, six ans après ma mort, deux éditions sortent avec Fontana aux manettes, une à Paris chez J. Meissonnier fils, l'autre à Berlin chez Schlesinger, c'est ouf !

Le titre qui sent l'arnaque

Le mot « Fantaisie » dans le titre, c'est probablement pas moi qui l'ai pondu, frérot, askip on m'a collé ça ! Mon manuscrit et le texte imprimé par Fontana diffèrent sur pas mal de détails, c'est chelou, genre deux versions du même film, wesh ! Mais tu sais quoi ? C'est la version de Fontana que la plupart des gens jouent, j'avoue, il a gagné le match, bien joué le sang ! Du coup, en vrai, quand un pianiste l'attaque, c'est souvent la patte de mon pote qui sort et pas la mienne, la honte, mdr !

Rubinstein, le chasseur d'enchères

En 1960, Rubinstein achète l'album d'Este à une vente aux enchères à Paris, le gars a du flair, wallah, il lève la main comme un boss ! Et en 1962 il publie mon manuscrit chez G. Schirmer, plus d'un siècle après, frérot, c'est la folie ! Du coup les gens ont pu lire ce que j'avais écrit pour la baronne, la version d'origine, en mode retour aux sources, tranquille ! Un album qui traîne et qui finit en vente à Paris, j'avoue, c'est le destin qui fait son truc de ouf !

Le tube qui squatte encore les oreilles

Aujourd'hui c'est un de mes morceaux les plus populaires, mais un certain James Huneker trouvait des passages « mawkish », genre trop sirupeux, le seum pour moi ! Federico Mompou me cite dans la Variation 10 de ses Variations on a Theme of Chopin, et George Crumb me cite trois fois dans Makrokosmos, Vol. 1, No. 11, la famille me fait des clins d'œil, wesh ! Même ma mélodie du milieu a fini en chanson, « I'm Always Chasing Rainbows », musique de Harry Carroll et paroles de Joseph McCarthy, sortie en 1917, frérot, ça passe crème ! Et à la fin ça se pose sur un accord de Do dièse majeur arpégé, tranquille, comme un chat qui s'étire après le sprint, cimer et à plus, wallah !
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Voilà frérot, c'était l'histoire de ma Fantaisie-Impromptu, du début jusqu'au bout, wallah ! Alors, t'as kiffé d'apprendre le backstory de ma Fantaisie-Impromptu, ou t'as eu le seum ? Moi j'te l'avoue, y a un truc qui m'rend tout chelou : j'voulais pas qu'on la publie, et pourtant elle est sortie en 1855, six ans après ma mort, grâce à mon pote Julian Fontana, miskine ! Du coup, ce morceau qui dormait dans un tiroir, il fait vibrer la planète entière aujourd'hui, c'est ouf, non ? Et crois-moi, y a encore grave de trucs à téma sur ma Fantaisie-Impromptu, j't'ai pas tout balancé, loin de là ! Les secrets, les clins d'œil à d'autres compositeurs, les reprises qui font la hype, tout ça t'attend encore, sah ! Donc fonce, frérot, clique sur les liens juste là, et pousse la porte pour aller plus loin, ça passe crème, j'te jure ! Cimer d'avoir traîné avec moi, la famille, et à très vite sur les touches !