Tourtereaux en bad trip avec le Romeo & Juliet de Prokofiev
Les coulisses
Romeo and Juliet, Op. 64, ballet in four acts

Bah alors frérot, moi c'est Prokofiev, et là j'te raconte les coulisses de Romeo & Juliet, installe-toi tranquille, cimer d'être passé ! Tu vas capter grave pourquoi j'avais d'abord collé une fin heureuse à Romeo & Juliet, parce que « les morts, ça danse pas », wallah, c'est ouf mais vrai, sah ! Sur ce site, mes potes compositeurs et moi, on t'apprend aussi à reconnaître nos morceaux dès qu'y sonnent, donc fonce sur l'entraînement , frérot, c'est du gâteau, wesh !
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Le Kirov me file un deal
Wesh frérot, en 1934, le Kirov de Leningrad vient me taper à la porte, genre « Prokof', fais-nous un ballet, ça passe ou ça casse » ! Moi j'dis banco, wallah, et j'choisis Romeo & Juliet d'après Shakespeare, l'histoire que même ta daronne connaît par cœur ! C'est l'Op. 64, un projet de ouf, et j'me doutais pas que ce gros bébé allait me faire galérer comme un miskine ! Mais chut, j'te balance pas la fin, sinon t'as le seum et tu m'boudes jusqu'à Noël !Le Bolchoï, le plan B qui devient le plan A
Et là, bim, le projet déménage au Bolchoï à Moscou, et en 1935 on signe le contrat, tranquille, zéro stress ! Le Kirov, lui, y m'regarde partir avec la tête d'un gars qui s'est fait piquer son kebab, j'avoue ! Moi j'm'en balance du quartier, l'important c'est que mon ballet trouve un toit, osef du reste ! D'ailleurs en 1936 j'm'installe à Moscou pour de bon, du coup j'suis sur place, le bg du coin, ça claque !Radlov, mon complice de scène
Pour le scénario, j'm'allie avec Sergey Radlov, un vrai directeur de théâtre, le genre de mec qui vit pour les planches, grave ! Lui et moi, on transforme du Shakespeare en trucs à danser, c'est chaud, parce que les mots, y en a plus, que des guibolles ! Le livret, il est signé Adrian Piotrovsky, Radlov et moi, la team des trois, la mif des plumes ! Faut voir le bordel : trois cerveaux, un seul ballet, ça part en cacahuète, wesh, mais ça passe nickel !Polenovo, ma planque zen
En 1935 j'compose la bête, en partie à Polenovo, une résidence d'artistes pas loin de Moscou, la planque de rêve, frérot ! Là-bas, personne te casse les pieds, y a que moi, mon piano et un calme de ouf, tranquillos ! L'acte II est bouclé le 22 juillet et l'acte III le 29 août, j'suis une vraie machine, wallah, une bête de somme ! Le 8 septembre la partition pour piano est finie, et en octobre j'attaque l'orchestration, ça va chauffer sur le papier, sah !Une fin qui finit bien, enfin presque
Écoute-moi bien, mon premier scénario finissait bien, genre happy end, tout l'monde repart avec le sourire, j'te jure ! C'est moi tout seul qui l'avais prévu, pas les autorités qui m'ont forcé la main, faut pas raconter n'importe quoi, hein ! En vrai, les officiels ont trouvé ça chelou, et moi j'défendais mon truc : les morts, ça sait pas danser, point barre ! Mais plus tard j'suis revenu à la fin de Shakespeare, et laquelle, ça, j't'en dis pas plus, ce serait trop relou de spoiler !Intouchable pour les guibolles
Là, grosse claque : le Bolchoï juge ma partition infaisable à danser, genre « non merci, ça passe pas », la hess totale ! Et le contrat du Kirov tombe à l'eau aussi, la galère en cascade, on m'répète que c'est pas dansable ! L'histoire raconte que les danseurs eux-mêmes ont crié à l'impossible, mais en vrai personne sait trop, askip c'est une légende ! Moi j'étais vénère mais cool, genre « on verra bien qui rigole en dernier », et spoiler, c'est ma pomme, frérot !Si ça danse pas, ça s'écoute
Du coup j'fais pas le timide : j'transforme la musique en suites d'orchestre, vite fait bien fait, nickel chrome ! La Suite n° 1 sort le 24 novembre 1936 à Moscou, et la Suite n° 2 le 15 avril 1937 à Leningrad, deux villes, deux claques, le sang ! Y a aussi dix pièces pour piano, l'Op. 75, et en 1946 la Suite n° 3, l'Op. 101, la saga qui s'arrête jamais, c'est ouf ! Autant dire que j'ai pressé le citron jusqu'au dernier pépin, wallah, t'as vu l'jus de compétition !Brno, Leningrad et enfin le vrai show
Frérot, la toute première mise en scène, c'est à Brno, en Tchécoslovaquie, le 30 décembre 1938 au Théâtre Mahen, mais en version partielle, l'apéro avant le plat ! Le show complet, lui, déboule le 11 janvier 1940 au Kirov de Leningrad, avec Leonid Lavrovsky à la chorégraphie, le boss des pas de danse, wesh ! Moscou, par contre, attend 1946 : le Bolchoï fait sa première le 22 décembre, grave long comme attente, j'ai eu l'temps de vieillir ! Et la partition, elle est publiée dès 1944 à Moscou chez Muzfond, dans les bacs avant la première moscovite, chelou non ?Mon orchestre, un vrai zoo sonore
Le ballet, c'est un prologue et quatre actes pour à peu près 130 minutes, un film de gros sans l'écran, ça pèse ! Dans l'orchestre j'ai mis un saxophone ténor, un célesta et un orgue, frérot, c'est la brocante du quartier, j'avoue ! J'ajoute même des mandolines et une viole d'amour, la totale, j'ai pillé le grenier de mamie, sah ! Tout ça pour que le bal, la nuit et la bagarre aient chacun leur couleur, ça claque de fou, genre peinture sonore !Mes tubes dans la vraie vie
Mon Montagues and Capulets, tu le connais sans le savoir : c'est la musique de The Apprentice à la télé, la zik de ouf devant ton canap' ! Et à Sunderland, le club de foot, ils balancent ça pour leurs matchs à domicile, des supporters qui débarquent sur du Prokofiev, j'te jure, c'est du lourd ! En 2008, Valery Gergiev sort la partition originale complète au Barbican à Londres, un concert de dingue, wallah, la cerise sur le gâteau ! Reste dans le coin, frérot, parce que l'histoire de ces deux amoureux de Vérone finit pas comme un dimanche pépère, j'dis rien de plus, cimer !---
Alors frérot, t'as kiffé cette plongée dans les coulisses de Romeo & Juliet ? Moi, j'te le dis cash, ma partition, on l'a jugée indansable, wallah, j'ai eu la rage comme jamais ! Mais en 1940, à Leningrad, au Kirov, le ballet complet a enfin pris vie, et là c'était la revanche de ouf, tranquille ! Entre-temps, j'avais refilé mes thèmes à l'orchestre en suites, parce que bon, mes notes, elles allaient pas rester au placard, hein ! Et y a encore un max de trucs à découvrir sur ce gros bébé, genre des morceaux, des détails de ouf et des histoires qui t'font tomber de ta chaise, sah ! Alors clique sur les liens juste en dessous, frérot, et va fouiller tout ça, c'est du lourd, ça passe crème ! Allez, chao la famille, et si t'as le seum que ça se termine, souviens-toi que Roméo et Juliette, eux, ils ont pas eu de rab !
