Insecte en rodéo ouf avec le Flight of the Bumblebee de Rimsky-Korsakov
Les coulisses

Flight of the Bumblebee

Rimsky-Korsakov raconte les coulisses : Flight of the Bumblebee
Yo la famille, chuis Rimsky-Korsakov, et j'te déballe les coulisses de Flight of the Bumblebee, installe-toi, c'est du lourd, frérot ! Tu vas capter, wallah, comment ce tube de ouf est né en 1900 comme simple interlude d'opéra, planqué là, discret, et ça vaut grave ton temps, sah ! Alors cimer d'avance, frérot, vas-y  lance l'entraînement  pour voir si t'arrives à reconnaître nos morceaux direct, vu que mes potes compositeurs et moi, on t'apprend ça ici, wesh !
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Le prof de conservatoire qui bricole des bourdons

Wesh frérot, installe-toi, moi chuis un daron de Tikhvin, né en 1844, et y a pas plus relou qu'un mec qui te parle de musique classique, j'avoue ! Depuis 1871 j'étais prof au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, genre le keum qui corrige les copies des petits blédards, wallah ! Et en vrai, j'avais l'angine de poitrine depuis 1890 environ, du coup le cœur qui fait des siennes, c'était pas la teuf tous les jours, miskine ! Mais bref, malgré ça, j'ai quand même pondu un tube de ouf, et c'est de lui que j'te cause, sah !

Pouchkine, le bg qui fêtait ses cent piges

Tu vois Pouchkine, le poète à la hype russe, le mec trop stylé de chez nous ? En 1899-1900 on fêtait les cent ans de sa naissance, la famille, et moi j'ai kiffé l'idée d'écrire un opéra pour l'occasion, tranquille ! Ça s'appelle The Tale of Tsar Saltan, c'est mon bébé, et le livret vient de Vladimir Belsky, un gars qui a taillé dans le poème de Pouchkine de 1831, bien joué le sang ! Pas de bol pour toi si tu veux le titre en russe, c'est Полёт шмеля, ça se dit Polyot shmelya, et bon courage pour le dire cul sec, askip !

Shmel, c'est bourdon, pas abeille, ça va les chevilles ?

Écoute-moi bien, frérot, le titre parle d'un bourdon, pas d'une petite abeille de supermarché, osef du miel, wesh ! Shmel en russe, c'est un gros bourdon bien velu, et dans l'histoire c'est le prince Gvidon qui prend cette forme-là, chelou mais vrai ! Imagine le prince, ce bg, avec des ailes et un GPS en panne, il fait des zigzags dans tous les sens, grave ! Ma musique est faite pour ça, un vol qui part en vrille et qui change de direction h24, ça passe crème !

Un simple interlude qu'on a pas vu venir

Écoute bien parce que c'est le truc que tout le monde se plante, wallah : j'ai pas écrit ça pour un concert, nan, nan, nan ! C'est un interlude d'opéra, un truc que tu joues pendant que les décorateurs déplacent leurs bazars, en mode pause pub pour les yeux, tu vois le délire ? Du coup c'est devenu la star des concerts après coup, une vraie histoire de ouf où le figurant bouffe tout le casting, j'te jure ! Moi, le daron du bourdon, j'pensais juste boucher un trou entre deux scènes, et regarde le résultat, la dinguerie !

La première à Moscou, avec du lourd aux manettes

Le 3 novembre 1900, le soir de la première, c'était au théâtre Solodovnikov à Moscou, et c'était blindé, frérot, la hess pour avoir une place ! Mikhail Ippolitov-Ivanov tenait la baguette, un chef tranquille qui a géré l'orchestre comme un boss, cimer à lui ! Et les décors, c'est Mikhail Vrubel qui les a faits, un artiste de ouf, le genre de mec qui peint des trucs que même tes yeux se disent wesh c'est quoi ça ! Chez nous à l'époque on était encore au calendrier à l'ancienne, du coup sur le papier c'était le 21 octobre, j'avoue que ça embrouille, ch'ais pas pourquoi on a fait ça !

Le moment exact où ça déboule dans l'opéra

Le bourdon débarque à l'acte 3, entre la scène 1 et la scène 2, pile quand le prince a besoin de décoller, le timing de ouf ! Le cygne magique, un oiseau de la famille des trucs surpuissants, transforme Gvidon en insecte pour qu'il aille voir son père le tsar, au culot, en mode livraison express ! Et l'orchestre, lui, balance le vol, sans une seconde pour souffler, sinon le prince s'écrase direct, miskine ! Moi j'te le dis, c'est l'Uber le plus rapide de l'histoire de la musique, et même pas de pourboire, sah !

Les papiers, les éditeurs et le numéro 57 qui prête à confusion

Pour que les musicos puissent jouer mon bordel, la partition de l'opéra est sortie chez Bessel à Saint-Pétersbourg, tranquille, et une version avec chant et piano a suivi vers 1901, wesh ! Maintenant écoute-moi bien, y en a qui te disent que l'opéra c'est l'opus 57, mais c'est faux, frérot, grave faux ! L'opus 57, c'est la suite de concert que j'ai tirée de l'opéra, un autre truc, un autre délire, kiffe la nuance ! Le bourdon tout seul, lui, n'a aucun numéro d'opus à lui, le pauvre, il vit sa vie sans matricule, ça passe crème !

Quelle tonalité ? Même les experts ch'ais pas

Tu me demandes dans quelle tonalité c'est écrit, et là j'te réponds la vérité, c'est le bazar total, frérot ! On voit passer la mineur, si mineur et fa dièse mineur, parce que la musique chromatique traverse plein de zones de tonalité comme un touriste perdu, wallah ! Personne a trouvé une tonalité principale qui fait l'unanimité, du coup tout le monde se tape la tête contre le mur, c'est relou ! Moi je dis juste que le bourdon a pas de chez-soi, il vole partout, il squatte, point barre, askip !

Rachmaninoff le magicien du clavier

Vers 1929, un certain Rachmaninoff s'est dit tiens, j'vais mettre ce truc sur un piano, et il en a fait une transcription, le fou furieux ! Dans le catalogue des spécialistes, ça porte le nom de Threlfall et Norris III/9, un nom de code de ouf, genre agent secret en pantoufles ! Faire sonner tout un orchestre de bourdons avec dix doigts, c'est le flex ultime, et les pianistes qui s'y frottent ont le seum direct, j'te jure ! Depuis, c'est le morceau de bravoure des virtuoses, le truc qu'on sort pour dire regarde-moi bien, je suis un ouf, cimer le bourdon !

Du Conservatoire aux réseaux, la gloire d'un insecte

Aujourd'hui ma bestiole est connue de tout le monde, surtout grâce à la culture populaire, des films, des pubs, des dessins animés, la hype totale, le sang ! Y a un enregistrement de swing par Harry James, mais l'année, on sait pas trop, certains disent 1940, d'autres 1941, les archives font la tête, c'est chelou ! Moi, en 1905, j'ai été viré du Conservatoire parce que j'ai soutenu les étudiants qui protestaient, puis réintégré la même année, et j'ai pris ma retraite en 1906, en mode je me casse, tranquille ! Je suis mort le 21 juin 1908, mais mon bourdon, lui, fait toujours des loopings partout, et ça, frérot, c'est la plus grosse victoire du daron, wesh !
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Wesh frérot, t'as kiffé qu'on plonge ensemble dans les coulisses de Flight of the Bumblebee, ou t'as trouvé ça relou, franchement ? Parce que moi, j'te le dis cash, y a encore un max de trucs de ouf à fouiller sur ce bourdon, wallah ! Y a des enregistrements à gogo, des virtuoses qui se tordent les doigts, des versions qui partent en vrille, c'est la hess totale pour les oreilles, sah ! Du coup, clique sur les liens juste là, frérot, et vas-y, pars en vadrouille, tranquille, ça passe crème ! Cimer d'avoir tenu le rythme avec moi, le daron du bourdon, et à la prochaine, la famille !