Nikolai Rimsky-Korsakov
Compositeur

1844 – 1908

Portrait : Rimsky-Korsakov
Wesh la famille, moi c'est Nikolai Rimsky-Korsakov, le daron de Scheherazade, et chuis trop content que tu pointes ici, frérot ! Du coup, j'te raconte ma vie de A à Z, depuis Tikhvin jusqu'à mon dernier souffle, c'est du lourd, wallah ! Ici, mes potes compositeurs et moi, on t'apprend aussi à reconnaître mes morceaux dès qu'ils sonnent, alors  fonce sur l'entraînement , tu vas kiffer, j'te jure !
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Un p'tit gars de Tikhvin, wesh

Moi, j'suis né le 18 mars 1844 à Tikhvin, un bled paumé à genre 200 km à l'est de Saint-Pétersbourg, en mode loin de tout, frérot ! Gamin, j'prenais des cours de piano avec un certain Ulikh, puis avec Feodor Kanille, et lui, le daron, il m'a mis la compo dans la tête, c'est ouf ! Mon grand frère Voin, navigateur et explorateur, lui, il m'a poussé vers la marine impériale, wallah, le mec rêvait de m'voir en bateau ! Du coup j'avais deux trucs en tête, les notes et les vagues, et franchement, chuis pas sûr que j'savais lequel j'kiffais le plus, sah !

Balakirev me chope par le col

En novembre 1861, on m'présente Mily Balakirev, et là, le seum pour tous les autres, parce que ce bg a encouragé ma première symphonie direct ! Il m'a guidé comme un grand frère de la cité, tranquille, sans m'lâcher les baskets, j'avoue que ça m'a lancé grave ! Mais bim, fin 1862, me v'là aspirant sur le clipper Almaz, et j'ai tourné en mer environ deux ans et huit mois, imagine la galère, miskine ! Un compositeur sur un bateau, c'est chelou, askip j'écrivais de la musique entre deux coups de roulis, et ça passe crème, ma parole !

Saint-Pétersbourg, mon QG de ouf

À partir de 1871, j'suis devenu prof de composition et d'orchestration au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, moi qui étais genre un marin, t'y crois, toi ? J'ai formé environ 250 élèves en 35 ans, dont Glazunov, Prokofiev et Respighi, la famille des cracks, c'était trop stylé ! Stravinsky, lui, venait chez moi en privé, hein, pas au Conservatoire, faut pas raconter n'importe quoi, osef du reste ! Entre 1873 et 1884, j'étais aussi Inspecteur des fanfares de la marine, un poste civil, du coup j'ai quitté le service actif, bye bye les galères, cimer !

Le bourdon qui a fait le buzz

Mon tube planétaire, c'est le Vol du bourdon, et là, wesh, y a un truc à savoir : c'est pas un morceau tout seul dans son coin ! Ça sort de mon opéra Le Conte du tsar Saltan, un bourdon qui fonce comme un scoot sans freins, ça pique, ça vrille, c'est ouf ! J'ai aussi pondu Shéhérazade, que j'ai dirigée en personne à Saint-Pétersbourg le 28 octobre 1888, la salle était vénère de bonheur, wallah ! Et y a La Fille de neige de 1881 et Sadko de 1896, des opéras de malade, frérot, ça claque grave, j'te jure !

Renégat, moi ? Même pas peur

Le critique Stasov m'a traité de « renégat » parce que j'me rapprochais de Tchaïkovski et des études sérieuses, la hess pour ma réputation ! En 1905, rebelote : j'écris des lettres pour soutenir mes étudiants pendant la Révolution, et paf, on me vire du Conservatoire, quel truc de ouf ! Mais les élèves ont fait la grève, genre tous dehors, et en décembre j'étais réintégré sous le nouveau directeur Glazunov, trop bien, le sang ! Donc non, jamais viré pour de bon, c'est du flan, ch'ais pas qui raconte ça, mais relou comme rumeur, tranquille !

Le cœur qui fait la tête

Depuis 1890 environ, j'avais de l'angine de poitrine, un vrai boulet, et après 1905 ça empirait, j'avoue que j'étais naze ! Après décembre 1907, j'pouvais plus bosser du tout, alors que j'avais commencé Le Coq d'or en 1906 pour balancer une satire ultra-tranchante de l'autocratie, wallah, ça piquait ! En 1908, les censeurs voulaient plein de changements, moi j'ai résisté, têtu comme un mur, et je suis mort deux jours après ma dernière lettre là-dessus, c'est triste, miskine ! Je suis parti le 21 juin 1908 dans mon domaine de Lubensk près de Louga, à 64 ans, et on m'a enterré au monastère Alexandre Nevski, à Saint-Pétersbourg, fin de l'histoire, frérot !

Le pont entre deux mondes, ça claque

Mon Coq d'or n'a été joué qu'après ma mort, le 7 octobre 1909 à Moscou, par l'Opéra Zimin, avec Emil Cooper à la baguette et des décors de Bilibin, quelle revanche, la famille ! Moi, j'suis le pont entre Glinka, l'autodidacte, avec le groupe des Cinq, et les compositeurs formés pro qui sont arrivés derrière, genre la relève du quartier ! Ravel, Debussy et Dukas ont pris mes astuces d'orchestre, cimer à moi, bande de veinards, ça sonne trop beau chez eux ! J'ai aussi retouché Boris Godunov et Une nuit sur le mont Chauve de Moussorgski, ça fait débat, mais c'est ma version qu'on joue d'habitude, et j'ai tout raconté dans Ma vie musicale, grave, lis-le !

Ce que j'te donne, là, maintenant

Moi, j'veux que t'écoutes de la couleur, mec, de l'orchestre qui brille comme une caisse tunée, le flex total, pas des notes chiantes ! Commence par le Vol du bourdon, deux minutes de folie, ça va tellement vite que t'auras l'impression d'avoir un essaim dans les oreilles, ouf ! Ferme les yeux, laisse-toi emporter, et si ça te chatouille les tympans, c'est normal, wesh, c'est moi qui t'ai lâché mon bourdon ! Au pire tu kiffes pas, tant pis, mais t'auras bien rigolé, et j'te promets que la musique classique, c'est pas un truc de vieux, frérot !
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Alors frérot, t'as kiffé ma vie de ouf, ou bien ça t'a laissé sur le carreau, wesh ? Si t'as la dalle de musique, va téma mon "Flight of the Bumblebee" qui est dispo sur le site, ça bourdonne à fond, c'est trop stylé, j'te jure ! Allez, cimer d'être passé, clique sur les liens juste en dessous, tranquille, et fonce écouter ça, sah !
Flight of the Bumblebee
Flight of the Bumblebee
Scheherazade
Scheherazade, Op. 35