Prière trop zen wallah avec l'Ave Maria de Schubert
Les coulisses
Ellens Gesang III in B-flat major, D. 839, Op. 52 No. 6

Wesh la famille, chuis Schubert et là j'te raconte la backstory de mon Ave Maria, installe-toi, c'est du lourd, wallah ! Tu vas savoir à qui j'ai dédié mon recueil, la comtesse Sophie Weissenwolff, et y paraît que mon tube a sonné d'abord dans son château à Steyregg, askip, ça vaut grave le détour ! Kiffe le délire : sur ce site, mes frérots compositeurs et moi, on t'apprend à reconnaître nos morceaux dès qu'ils passent, alors lance-toi dans l'entraînement , t'as zéro seum à avoir !
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Le vrai père de l'histoire, c'est un Écossais, wesh
Frérot, faut que tu captes un truc de ouf : à la base, ça vient d'un poème de Walter Scott de 1810, La Dame du lac en gros, et y a zéro curé là-dedans, wallah ! Moi j'ai chopé la version en allemand d'Adam Storck, genre le traducteur chelou qui m'a mâché le boulot, cimer le gars ! Sept chansons j'en ai tiré, pas une, sept, t'imagines le flow, j'étais en mode usine à tubes ! Du coup mon Ave Maria, c'est juste un morceau du lot, la cerise sur le gâteau, sah !Ellen, la meuf qui prie à fond
Dans le poème, c'est le couplet XXIX du chant trois, et là Ellen Douglas lâche une prière à la Vierge Marie, tranquille, sans faire de chichi ! Elle commence par "Ave Maria" et elle le ressort en refrain, genre le gimmick qui tue, askip c'est ça qui a donné l'idée aux mecs d'après ! Parce que voilà le délire, frérot : les paroles latines, elles sont arrivées plus tard, collées sur ma mélodie comme du scotch, le toupet ! Moi j'ai jamais bossé sur la prière de l'Église, j'te le jure, c'est une chanson laïque, point barre, osef de ce que dit ton oncle !Le numéro de série, trop long pour ton CV
Écoute le nom officiel, c'est du lourd : Ellens Gesang III, D. 839, Op. 52 numéro 6, ça te claque la bouche comme un mot de passe de ouf ! Ça veut dire que c'est la troisième chanson d'Ellen, wesh, la petite dernière de la bande ! Et dans le recueil Op. 52, elle est sixième sur sept, donc pas la dernière du set, mais la plus ultra connue, c'est la hess pour les autres chansons ! Pauvre numéro 1, 2, 3, 4 et 5, y sont restés dans l'ombre, le seum de ouf, frérot !1825, l'année où j'ai les poches pleines
Cette année-là, frérot, j'étais pas dans la dèche, pour une fois : mes partitions se publiaient plus vite et les galères de thune se calmaient un max, ça passe crème ! J'avais le moral au beau fixe, genre le bg qui a payé son loyer, c'est rare, j'te jure ! Du coup j'étais chaud comme la braise pour composer, et l'été en Haute-Autriche m'a fait un bien fou, la dolce vita à l'autrichienne ! Ces chansons de Scott sont nées là-bas, en vacances, wallah, pendant que toi tu rames au taf, j'avoue c'est le flex total !Je faisais pas que ça, je bossais comme un fou
Parce que tu crois que j'ai juste fait Ave Maria en 1825 ? Même pas en rêve, frérot, j'étais en mode machine ! J'ai pondu la Sonate pour piano en la mineur, D. 845, un monstre de morceau, ça pique grave ! Et en plus j'ai commencé la Grande Symphonie en ut majeur, la Great C major pour les intimes, une bête de scène, wesh ! Donc mon Ave Maria, c'était la récré entre deux gros chantiers, ça passe tranquille, le mec il a le cerveau en feu !Chez Artaria, ça sort en librairie
Vers 1826, c'est la boîte Math. Artaria à Vienne qui a sorti le recueil, sous le titre Sieben Gesänge aus Walter Scott's Fräulein vom See, un nom de roman-fleuve, ouf ! Y avait pas de streaming à l'époque, frérot, c'était la partition papier, point, chelou pour ta génération, j'avoue ! Les musiciens l'achetaient, la jouaient chez eux le dimanche, genre le karaoké de salon, ça se vendait comme des petits pains, askip ! Pas de likes, pas de vues, mais la hype montait quand même, wallah, le bouche-à-oreille de la rue de Vienne !La comtesse et son château, le plan chic
Le recueil, je l'ai dédié à la comtesse Sophie Weissenwolff, née comtesse Breunner, une daronne de la haute, genre le gros niveau, wesh ! Et la légende raconte que la chanson aurait été jouée la toute première fois dans son château à Steyregg, en Autriche, mais personne sait quand ni par qui, le mystère total ! Donc moi je te dis juste "on raconte", frérot, parce que j'invente pas, sah, je suis pas un mytho ! Imagine le truc : des gens en perruque qui écoutent ça dans un château, trop stylé, ça sentait la bougie à fond !Liszt, le pote qui kiffe tout recycler
Plus tard, un gars nommé Franz Liszt, un pianiste de ouf, a trouvé ça tellement bien qu'il l'a arrangé pour piano solo, wesh ! Pas une fois, frérot, trois versions, trois ! Le mec il a pas pu s'arrêter, c'est le fan number one, genre la groupie en redingote ! Du coup la voix disparaît et c'est les doigts qui chantent, j'avoue c'est fort, ça passe crème sur le clavier ! Moi j'étais pas là pour voir ça, mais j'te jure que si j'avais pu, j'aurais dit "cimer le sang" direct !Mickey et ses potes s'en mêlent, wallah
En 1940, Walt Disney met mon morceau dans Fantasia, juste après Night on Bald Mountain de Mussorgsky, le grand écart total, frérot ! Après les démons qui dansent sur la montagne, bam, le calme plat, ça te remet les nerfs en place, tranquille ! Leopold Stokowski a arrangé ça pour soprano, chœur mixte et cordes du Philadelphia Orchestra, avec Julietta Novis au chant, la meuf qui assure ! Et c'est Rachel Field qui a écrit le texte en anglais, donc là c'est même plus du Scott, c'est trop chelou, askip !La fin de l'histoire, le seum et le bonheur
Moi j'ai calé à Vienne le 19 novembre 1828, à 31 ans seulement, c'est trop tôt, frérot, le vrai seum ! Et pourtant ma chanson d'Ellen a continué sa vie sans moi, partout dans le monde, grave, wallah ! Aujourd'hui on l'entend en version simplifiée avec des paroles qui n'ont plus rien à voir avec Scott, mais ça marche toujours, c'est ouf ! Alors la prochaine fois que ça passe, tu sauras qui est le daron de ce tube, et tu lèveras le menton, la famille !---
