Une sieste interrompue avec la Symphony No 94 in G major, Hob. I:94 "Surprise" de Haydn
Les plus beaux moments

Symphony No. 94 in G major, Hob. I:94

Haydn présente les plus beaux moments de l'œuvre « Symphony No 94 in G major, Hob. I:94 "Surprise" »
Je suis Joseph Haydn, et voici les plus beaux moments de ma Symphony No 94 in G major, Hob. I:94 "Surprise". Tu entendras notamment, dans le finale, le roulement de timbales qui pousse la musique vers mi bémol, une seconde surprise que personne n'attend plus après l'accord de l'Andante. Sur ce site, mes confrères et moi t'apprenons à reconnaître nos pièces dès que tu les entends ;  lance-toi dans l'entraînement  pour essayer.
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Une porte qui s'ouvre sans claquer

Je commence par une introduction lente et chantante à 3/4, où je prends mon temps comme quelqu'un qui entre sur la pointe des pieds dans une pièce où tout le monde dort. Puis le Vivace assai démarre en 6/8, très rythmé, et le thème fait d'abord semblant d'être en la mineur avant de se retrouver, un peu penaud, en sol majeur.

Chut, tendez l'oreille

Je pose dans l'Andante un thème tout simple en do majeur, joué tout doucement, puis je le répète pianissimo, encore plus doucement, pour que tu te penches vers l'orchestre. À la seizième mesure, un accord fortissimo de sol majeur retentit d'un coup, et on raconte que c'était pour réveiller les dormeurs, une bonne histoire que j'ai moi-même jugée pas tout à fait vraie.

Un menuet qui court après son souffle

Je prends un menuet, cette vieille danse noble et posée, et je lui demande d'aller bien plus vite que d'habitude, au point que les danseurs auraient besoin de s'asseoir. C'est le menuet le plus rapide et le plus vif de toutes mes symphonies, avec son accompagnement de flonflons campagnards, et il penche déjà vers ce qu'on appellera le scherzo.

Le dernier tour de passe-passe

Je conclus avec un finale Allegro di molto en forme de rondo-sonate, dont les premières mesures reviennent au beau milieu du développement, comme un invité qu'on croyait parti. Dans la coda, les timbales se mettent en avant, et leur roulement pousse la musique vers mi bémol, une deuxième surprise pour ceux qui pensaient avoir tout compris.
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Voilà, la dernière note s'est posée, et je repense à ce soir de mars 1792, à Londres, où j'ai dirigé cette symphonie depuis le fortepiano. Ce que j'en garde, c'est que la surprise n'est pas seulement un accord : c'est une manière d'écouter, avec l'oreille un peu plus attentive que d'habitude. Quant à l'histoire du public réveillé en sursaut, j'ai toujours répondu que c'était une bonne histoire, mais pas tout à fait exacte. Ce petit thème de l'Andante ne m'a d'ailleurs jamais vraiment quitté. En 1801, je l'ai retrouvé dans The Seasons, où un laboureur le siffle en travaillant. D'autres s'en sont amusés après moi, comme Charles Ives, qui en a écrit une parodie en 1909. Alors, as-tu aimé parcourir avec moi les plus beaux moments de la Symphony No 94 in G major, Hob. I:94 "Surprise" ? Il reste pourtant bien d'autres aspects à explorer dans cette symphonie, du menuet très vif du troisième mouvement aux timbales du finale. Clique sur les liens ci-dessous pour poursuivre ta découverte de la Symphony No 94 in G major, Hob. I:94 "Surprise". La prochaine fois que tu l'écouteras, tu sauras ce qui t'attend, ce qui ne t'empêchera peut-être pas de sursauter un peu quand même.