Au galop avec Ride of the Valkyries de Wagner
Les plus beaux moments

Ride of the Valkyries, WWV 86B

Wagner présente les plus beaux moments de l'œuvre « Ride of the Valkyries »
Je suis Richard Wagner, et je te présente les plus beaux moments de Ride of the Valkyries. Tu vas comprendre pourquoi j'ai d'abord interdit qu'on joue ce passage hors de l'opéra, avant de le diriger moi-même à Londres en 1877 et de le rejouer en bis. Ici, mes confrères compositeurs et moi t'apprenons aussi à reconnaître nos morceaux dès que tu les entends, alors  viens essayer l'entraînement  !
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Des manteaux sur la montagne

Je commence Ride of the Valkyries en empilant les couches d'accompagnement les unes sur les autres, comme quelqu'un qui enfilerait un manteau de plus à chaque pas dans la neige. Quand le rideau se lève enfin sur un sommet de montagne, au début du troisième acte de Die Walküre, quatre des huit sœurs de Brünnhilde sont déjà là et les quatre autres viennent les rejoindre.

Le cri de guerre fait la causette

Je confie la grande mélodie à l'orchestre, et par-dessus, les Valkyries lancent leur cri de guerre, si bien que ce n'est pas du tout un morceau purement orchestral, même si on l'oublie souvent. J'y mêle aussi le cri de guerre de Brünnhilde entendu au deuxième acte, et les deux thèmes se retrouvent ensemble, comme deux voisins bruyants qui finissent par partager le même balcon.

Interdit, puis bis

Je dois avouer que ce morceau a failli ne jamais passer au concert : en janvier 1871, on me demandait de le jouer séparément, et j'ai répondu que ce serait une indiscrétion absolue avant de l'interdire. Après la création de l'Anneau complet à Bayreuth en 1876, j'ai levé l'interdiction, et je l'ai dirigé moi-même à Londres le 12 mai 1877, jusqu'à le rejouer en bis, comme quoi on change vite d'avis quand le public applaudit.
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Voilà, nous arrivons au bout de la chevauchée. Est-ce que tu as pris plaisir à découvrir avec moi les plus beaux moments de Ride of the Valkyries ? J'aime penser que ces quelques minutes continuent de résonner un peu après la dernière note. Il y a une petite ironie dans tout ça. En 1871, quand on m'a demandé de jouer cette page seule au concert, j'ai parlé d'une indiscrétion et j'ai interdit la chose. Pourtant, en 1877, à Londres, je l'ai dirigée moi-même, et je l'ai même rejouée en bis. Comme quoi, on change parfois d'avis quand une musique trouve enfin son public. Et ce n'est pas tout, car il reste bien d'autres facettes de Ride of the Valkyries à explorer. Tu pourrais t'intéresser à la façon dont cette musique a voyagé, du théâtre jusqu'au cinéma, ou à l'époque un peu difficile de mon exil à Zürich, pendant laquelle je composais Die Walküre. Chaque écoute te fera sans doute remarquer un détail que tu n'avais pas encore entendu. Si tu as envie d'aller plus loin, clique sur les liens proposés ci-dessous. Ils te guideront vers d'autres écoutes et d'autres lectures autour de Ride of the Valkyries. Prends ton temps, mets le volume à ton goût, et laisse la montagne te revenir.