Richard Wagner
Compositeur
1813 – 1883

Je m'appelle Richard Wagner, je suis compositeur, et je suis content de t'accueillir ici. Je vais te raconter ma vie, de mon enfance à Leipzig jusqu'à mes derniers jours à Venise. Sur ce site, mes collègues compositeurs et moi t'aidons aussi à reconnaître mes œuvres dès que tu les entends, alors viens donc essayer l'entraînement !
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Un neuvième enfant qui change de nom
Je suis né le 22 mai 1813 à Leipzig, dans la famille la plus bruyante qu'on puisse imaginer, puisque j'étais le neuvième et dernier enfant. Mon père est mort quelques mois après ma naissance, et ma mère a ensuite vécu avec l'acteur Ludwig Geyer, si bien que j'ai été connu sous le nom de Wilhelm Richard Geyer jusqu'à mes quatorze ans. Était-il vraiment mon père ? Personne ne peut le prouver, même si je l'ai probablement cru. Plus tard, j'ai pris des cours d'harmonie, puis de composition avec Theodor Weinlig, le Thomaskantor de Leipzig, qui a refusé d'être payé, ce qui reste le meilleur tarif que j'aie jamais obtenu.Des petits postes au grand éclat
Je n'ai pas commencé au sommet : j'ai dirigé le chœur du théâtre de Würzburg en 1833, puis l'opéra de Magdebourg, puis celui de Riga. En 1836, j'ai épousé l'actrice Minna Planer, et je dois avouer que notre mariage a été compliqué. Mon vrai tournant est arrivé avec Rienzi, que Dresde a vu pour la première fois en 1842. Pour un jeune chef d'orchestre qui courait de ville en ville, c'était enfin la preuve que j'avais ma place sur une grande scène.Dresde, ses honneurs et ses ennuis
À Dresde, je suis devenu chef d'orchestre de la cour royale de Saxe, un titre qui sonne très bien sur une carte de visite. J'y ai fait jouer Der fliegende Holländer en 1843, puis Tannhäuser en 1845, deux opéras où je commençais à faire de la musique et du théâtre une seule chose. Mais en 1849, l'insurrection de mai a bouleversé la ville, et je me suis retrouvé du mauvais côté de l'histoire. Il m'a fallu quitter Dresde, et le poste confortable a disparu en même temps que mon passeport.Les Walkyries partent au galop
Si tu as déjà entendu un orchestre qui semble foncer à cheval dans un orage, il y a de bonnes chances que ce soit Ride of the Valkyries. Les cuivres lancent un motif puissant qui revient en vagues, et les cordes tourbillonnent autour comme des nuages qui se poursuivent. Ce morceau vient de mes grands opéras, ceux où je voulais que l'orchestre raconte l'histoire autant que les chanteurs. Il est devenu si célèbre que beaucoup de gens le connaissent sans savoir qu'il est de moi, ce qui est à la fois flatteur et un peu vexant.Exil, dettes et une tache sombre
Après 1849, j'ai vécu en exil, surtout à Zürich, jusqu'à ce que l'interdiction qui me visait soit levée en 1862. Pendant ce temps, Franz Liszt a dirigé la première de Lohengrin à Weimar en août 1850, un ami précieux quand on ne peut pas assister à sa propre création. En 1864, le roi Ludwig II de Bavière m'a fait venir à Munich et a payé mes dettes, mais j'ai dû repartir dès 1865. Et puisqu'il faut être honnête, j'ai aussi publié en 1850, sous pseudonyme, l'essai Das Judenthum in der Musik, que j'ai republié sous mon nom en 1869 : c'est un texte antisémite et une honte qui n'a rien à voir avec mes dettes.Bayreuth, mon théâtre à moi
En 1870, j'ai épousé Cosima, la fille de Liszt, qui avait été mariée au chef d'orchestre Hans von Bülow. Après un séjour à Tribschen, je me suis installé à Bayreuth en 1872, parce que je voulais enfin un théâtre construit pour mes opéras. Le Festspielhaus a ouvert le 13 août 1876 avec Das Rheingold, premier soir du Ring complet, et le festival s'est terminé avec un déficit d'environ 150 000 marks. J'ai ensuite fait créer Parsifal, mon dernier opéra, à Bayreuth en 1882, puis je suis mort d'une crise cardiaque à Venise, au Ca' Vendramin Calergi, le 13 février 1883, à soixante-neuf ans.Ce que je laisse derrière moi
Je repose dans le jardin de la villa Wahnfried, à Bayreuth, et les cendres de Cosima ont été placées à côté des miennes en 1977. Mes opéras ont montré qu'on pouvait faire d'un spectacle un monde entier, avec un orchestre qui parle presque aussi fort que les voix. Mon héritage n'est pourtant pas simple, car mes idées et mes écrits ont laissé des ombres qu'on ne peut pas ignorer. Je préfère que tu écoutes la musique avec les yeux ouverts, en sachant d'où elle vient.Ce que je voudrais t'offrir
Je voudrais te donner le temps de t'installer dans un son qui grandit lentement, sans te presser. Quand tu écoutes Ride of the Valkyries, laisse-toi emporter par le galop, même si tu ne connais ni l'histoire ni les personnages. Je ne te demande pas de tout comprendre, seulement d'accepter que la musique puisse te surprendre, te bousculer et parfois te faire frissonner. Si tu en ressors avec l'envie d'écouter la suite, alors j'aurai déjà gagné quelque chose.---
Alors, as-tu pris plaisir à parcourir ma vie, avec ses détours, ses exils et ses grandes entreprises ? Si l'envie te prend d'entendre ce que j'ai écrit, tu peux explorer sur ce site l'une de mes pages les plus célèbres : la Chevauchée des Walkyries. Clique sur les liens ci-dessous, et laisse-toi emporter par cette musique.
Ride of the Valkyries
Ride of the Valkyries, WWV 86B
