Corde de sol ouf avec l'Air on the G String de Bach
Les coulisses
Orchestral Suite No. 3 in D major, BWV 1068: II. Air

Tranquille, chuis Bach, et là j'te raconte l'histoire cachée de l'Air on the G String, installe-toi, ça va être de la bombe ! Tu vas capter comment un mouvement pour cordes seules, posé vers 1730 au plus tard dans ma Suite n° 3, a fini avec un blaze que j'ai jamais choisi, c'est ouf, wallah ! Askip, ici, avec mes collègues compositeurs, on t'apprend à reconnaître nos morceaux dès qu'ils sonnent, donc fonce sur l'entraînement et tente le coup, sah !
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Mon CV, en mode zéro wifi
Chuis né à Eisenach en 1685, frérot, une époque sans Netflix, sans trottinette, sans rien, donc j'ai fait de la zik, forcément ! Imagine le truc : pas un seul bg du coin pour m'annoncer que j'allais devenir une légende, osef, j'ai bossé comme un taré. Du coup, des siècles plus tard, on cause encore de moi dans les kebabs et les ascenseurs, c'est chelou mais j'avoue, j'kiffe ! Bref, avant de te parler de mon Air, faut que tu captes d'où j'viens, sinon t'es paumé direct, sah !Le prince Leopold, mon patron de la hess
De 1717 à 1723, j'étais Kapellmeister chez le prince Leopold à Köthen, en gros le big boss de la zik du quartier, tranquille ! Le mec me payait pour sortir des morceaux, genre le rêve, j'te jure, même ton daron en serait vénère de jalousie ! Moi, j'grattais mes partoches toute la journée, zéro stress, ça passait crème, un job de ouf ! Mais attention, c'est pas forcément là que j'ai posé mon Air, ça, j'te l'explique après, patiente un peu, wesh !Leipzig, le taf à rallonge
En 1723, j'ai débarqué à Leipzig comme Thomaskantor, et j'y suis resté jusqu'à la fin, wesh, pas de mutation, pas de reconversion ! Mon poste, c'était directeur de la musique de quatre églises luthériennes plus l'école St. Thomas, frérot, quatre églises, t'as vu le délire ? Du coup j'courais partout avec mes partoches sous le bras, genre livreur de zik, un planning de ouf, miskine de mes mollets ! Et c'est dans cette ambiance de fou que ma Suite n° 3 a fini par exister, sah, mais on y vient !Une suite en cinq plats, sans le dessert
Ma Suite n° 3, c'est cinq mouvements, frérot : l'Ouverture, l'Air, les Gavottes I et II, la Bourrée et la Gigue, un menu complet, la famille ! L'Ouverture ouvre la soirée, grave, comme le videur qui te laisse entrer en mode « vas-y, passe » ! Mon Air, lui, c'est le slow juste après l'entrée, ça calme tout le monde direct, même le relou du fond arrête de brailler ! Et la Gigue ferme la boutique en sautillant, style gamin qui a trop bouffé de bonbons, j'avoue, j'adore !La date ? Chelou, personne sait
Quand et où j'ai écrit cette Suite, personne sait, wallah, on hésite entre Weimar et Köthen, c'est la zizanie ! La plus vieille source qui reste, c'est un jeu de parties en partie de ma main, vers 1730, donc j'ai gribouillé dessus moi-même, le bg ! Alors la date, on dit « vers 1730 au plus tard », point barre, sinon on invente et moi j'suis pas un mytho, cimer ! Les experts font des têtes de détectives en mode Cluedo, sauf que le coupable c'est moi et j'ai paumé l'agenda, miskine !Les trompettes, ces invités de dernière minute
Écoute ça, vers 1730 j'aurais apparemment rajouté les hautbois, les trompettes et les timbales à la Suite, le gros son qui tape, askip ! Du coup les autres mouvements débarquent avec la sono à fond, mais mon Air reste en cordes seules, style chuchoté dans l'oreille ! Cordes et continuo, c'est tout, frérot : zéro cuivre, zéro tambour, le seum pour les bourrins du bruit ! Franchement, c'est le seul mouvement de la Suite en mode cocon, les autres c'est la teuf, j'te jure !Pour qui ? Mystère et boule de gomme
Tu veux savoir pour qui j'ai fait ça ? Wesh, aucune commande connue, rien d'écrit nulle part, le vide intersidéral ! Pas de mec en costard qui me sort « Johann, faut me pondre un truc doux pour mardi », zéro mail, zéro facture, le calme plat ! Du coup, peut-être que j'l'ai sorti juste parce que j'avais envie, ou pas, ch'ais pas, c'est le flou total, le sang ! Moi je dis que le mystère, ça fait kiffer les gens, et là ça marche trop bien, la hype dure depuis des siècles !Le surnom, j'y suis pour rien
Écoute, moi j'ai jamais appelé ça Air on the G String, jamais de la vie, c'est pas mon blaze, frérot ! Ce nom sort tout droit de la version de Wilhelmj, parce que là le premier violon peut tout jouer sur la corde de sol, la plus grave, le truc de fou ! Joseph Joachim, lui, était vénère à mort et a balancé que c'était « une falsification éhontée d'une œuvre de Bach », rien que ça, le seum ! Moi, de là-haut, j'rigole : on m'a rebaptisé sans me prévenir, cimer le changement d'état civil, wallah !Les puristes contre les Proms
Donald Tovey, lui, a écrit que dans ses concerts l'Air passerait comme je l'ai écrit, en ré majeur d'origine, pas de triche, askip ! Pendant ce temps, Henry Wood s'en battait les steaks et collait la version de Wilhelmj aux Proms de Londres dès 1905, ça passe crème ! Il l'a programmée régulièrement pendant à peu près trois décennies, le public kiffait grave, c'était la routine du bâtiment ! Du coup les puristes et les fans de Wilhelmj se tiraient la bourre, un clash de ouf, mais moi j'suis cool avec les deux, sah !Du cinéma au cimetière, la boucle est bouclée
Mon Air a même squatté le film The Spy Who Loved Me en 1977, y a pas plus classe comme guest, wesh ! Imagine : moi, mort à Leipzig en 1750, et je fais des apparitions au ciné, le flex ultime, frérot ! Les gens le mettent pour se détendre, pour chialer, pour frimer, ou juste pour que l'ascenseur fasse chicos, j'avoue ! Retiens ça : un mouvement de ma Suite n° 3, des cordes seules, un surnom que j'ai jamais choisi, et un son qui t'attrape l'âme direct, ch'ais pas toi mais moi j'valide, le sang !---
Alors frérot, t'as kiffé qu'on plonge ensemble dans l'histoire de mon Air on the G String, ou t'as trouvé ça relou ? Moi, en vrai, j'ai un petit seum que ça s'arrête déjà, wallah, tellement c'était bon de te raconter tout ça ! Réfléchis deux secondes, sah : un mouvement de ma Suite n° 3, posé sur le papier y a des siècles, et ça te fait encore planer comme un truc de ouf ! Dans le bus, dans le salon, dans les écouteurs d'un tonton, ça passe crème à chaque fois, c'est ça le vrai flex ! Et j'avoue, ça m'arrache un sourire de savoir que le nom que tout le monde connaît vient d'un autre gars et de son idée de 1871, quel culot, wesh ! Y a encore plein de trucs à fouiller sur mon Air, frérot, on a même pas gratté la surface, la famille ! Les films, les reprises, les versions qui changent tout, c'est un délire de tarés, tu vas t'régaler, tranquille ! Du coup clique sur les liens juste en dessous, vas-y, fonce, c'est cadeau, cimer d'avance ! Moi j'te laisse avec ma zik dans les oreilles, prends soin de toi et à très vite, le sang !
