Tchèque en mode ricain avec la Symphony No 9 de Dvořák
Les coulisses
Symphony No. 9 in E minor, Op. 95 ("From the New World")

Tranquille, ici Dvořák, et j'te raconte les coulisses de ma Symphonie n° 9, celle du Nouveau Monde, c'est ouf ! Tu vas téma comment j'ai griffonné les premières idées fin 1892 à New York, loin de mon bled, et ça vaut grave le détour pour piger d'où sort ce monument, wallah ! Reconnaître nos morceaux direct quand ils passent, c'est ce que mes potes compositeurs et moi on t'apprend ici, donc viens tester l'entraînement , même un miskine y arrive, sah !
---
Mon numéro 9, ou l'identité qui change de plaque
Tu savais que ma Symphonie n° 9 en mi mineur, c'est aussi l'Op. 95 et qu'elle porte le surnom Du Nouveau Monde, wallah c'est un blaze de ouf ! Sauf que dans les vieux bouquins et sur les vieux disques, elle s'appelle n° 5, parce que c'était son numéro à la première publication, j'te jure, la galère de l'état civil ! Imagine, t'achètes un vinyle de la n° 5, tu crois que t'as un truc chelou, en vrai c'est la même ma gueule de symphonie, rien à voir avec une arnaque ! Du coup si t'as deux numéros pour un seul morceau, bah t'as juste affaire à un mec qui a changé de pseudo, comme les rappeurs, c'est tout, tranquille !New York, le gros kiff du directeur
À l'époque, j'étais à New York, directeur du National Conservatory of Music of America de 1892 à 1895, trop la classe, le boss du bahut en mode costard ! J'ai gratté les premières esquisses dans les dernières semaines de 1892, genre à fond la caisse, le stylo qui fume, la hess pour les feignants ! Et ouais frérot, elle est née là-bas, pas en Bohême, alors si un relou te dit le contraire, tu lui fais un gros ciao ! J'étais dans New York, et moi le Tchèque, j'écrivais ma symphonie loin de mon bled, ça sentait le renouveau, sah !Burleigh, mon élève, mon pote, mon source de ouf
Dans mon conservatoire, j'avais un élève, Harry T. Burleigh, un chanteur noir, et lui, c'est le bg qui m'a fait découvrir les spirituals, cimer à lui ! Je l'écoutais, la mélodie te prend aux tripes, c'est un kiff total, wallah ! En mai 1893, j'ai même dit aux compositeurs américains d'aller puiser dans les musiques populaires des Afro-Américains, parce que c'était là que devait se fonder leur futur son ! Alors si t'entends des airs qui te rappellent des spirituals dans ma symphonie, je comprends, frérot, mais mes thèmes à moi sont écrits de ma main !Les mélodies que j'ai pas volées, osef du casse
Écoute-moi bien, j'ai pas piqué de vraies mélodies amérindiennes, j'ai écrit mes propres thèmes, en mode inspiré par leurs particularités, c'est du fait maison, wallah ! Pareil pour les spirituals, y a des gens qui jurent entendre Swing Low, Sweet Chariot dans le premier mouvement, mais moi j'dis que j'ai inventé mes thèmes, et un seul prog de concert fait ce rapprochement, du coup c'est flou, osef ! Le vrai truc commun, c'est la gamme pentatonique, que je trouvais partagée entre ces traditions et la musique écossaise, la même sauce partout ! Cinq notes, pas une de plus, et ça te donne un son ultra simple, ultra puissant, genre le plat que tout le monde kiffe, que t'sois à Prague, à New York ou en Écosse, c'est la famille, frérot !Fini en mai, puis vacances au village tchèque
J'ai terminé la partition le 24 mai 1893, boom, le boulot plié, la tête qui fume, j'étais vidé comme une batterie à 1 % ! Après ça, direction Spillville, dans l'Iowa, pour l'été 1893, un coin tranquille pour souffler un bon coup, frérot ! Et là, la surprise, c'était un village tchèque, environ 350 habitants qui parlaient tchèque, des messes en tchèque, une école, j'ai même écrit « It's a Czech settlement », t'imagines la tête du daron qui débarque en Amérique et qui retrouve ses potes ! Du coup j'étais comme à la maison au bout du monde, ça passe crème, l'Iowa avec le goût de chez moi, c'est trop stylé, wallah !Les quatre mouvements, c'est comme un menu à quatre plats
Un mouvement, c'est juste un gros morceau de la symphonie, comme un plat dans un repas en plusieurs services : t'enchaînes, mais chacun a sa vibe, et le premier, Adagio puis Allegro molto, c'est l'entrée qui démarre en douceur avant de te mettre un taquet de ouf ! Le deuxième, le Largo, c'est le plat qui te fait fondre, tout doux, tout lent, et je l'ai décrit comme une esquisse pour un truc sur Hiawatha, le poème de Longfellow, genre un brouillon pour une grosse idée, sah ! Le troisième, Scherzo, Molto vivace, c'est le dessert qui pète, ultra rapide, inspiré de la scène de fête dans Hiawatha où les Indiens dansent, ça saute dans tous les sens, vénère et joyeux à la fois, frérot ! Et le dernier, Allegro con fuoco, c'est le grand final qui te fait goûter un peu de tous les plats d'avant, vu que ma symphonie est cyclique, et après un mi mineur bien tendu, ça finit en mi majeur, grave le bonheur qui te claque en pleine tête !L'orchestre, et la lose des percussionnistes qui attendent
Dans mon orchestre, j'ai mis des flûtes dont une qui double au piccolo, des hautbois dont un qui fait le cor anglais, des clarinettes, des bassons, des cors, des trompettes, des trombones, des timbales et les cordes, du lourd, wallah ! Mais le meilleur, c'est que le tuba joue seulement dans le deuxième mouvement, le triangle seulement dans le troisième et les cymbales seulement dans le quatrième, imagine le miskine avec ses cymbales qui poireaute des plombes avant son moment ! Le gars du triangle, lui, il vient juste faire ding dans le scherzo et il rentre chez lui, trop la belle vie, genre cachet pour trois secondes, wesh ! Et quand les cymbales pètent enfin à la fin, le mec les balance comme s'il avait gardé une année de seum dans le bras, c'est ouf !La première à Carnegie Hall, la standing ovation du siècle
La première, c'était le 16 décembre 1893 à Carnegie Hall, avec le New York Philharmonic dirigé par Anton Seidl, wallah ! Le succès a été immédiat, des applaudissements après chaque mouvement, frérot, chaque mouvement, et moi je me suis levé pour saluer, la classe mondiale ! Deux semaines après, le 30 décembre 1893, Boston a eu sa part du gâteau avec le Boston Symphony Orchestra sous la baguette d'Emil Paur, et l'Europe a suivi le 21 juin 1894 avec la London Philharmonic Society, la tournée qui s'enchaîne, la famille ! Simrock a sorti la partition en 1894, du coup n'importe quel orchestre pouvait la jouer, c'est le moment où mon tube a pris l'avion sans billet, askip !Goin' Home, la fausse légende du vieux chant
Le thème du Largo a eu une deuxième vie, il est devenu Goin' Home, avec des paroles de mon élève William Arms Fisher en 1922, un truc genre spiritual que tout le monde chante, c'est ouf ! Du coup plein de gens pensent que c'est un vieux chant traditionnel, alors que non, la mélodie vient de moi, wallah, c'est mon bébé, pas un morceau du folklore ! On dit que c'est le mal du pays qui parle dans ce mouvement, genre la nostalgie de la Bohême, mais ça, c'est juste une interprétation des notes de programme, personne peut le prouver, sah ! Moi j'te laisse choisir ta version, frérot, que ce soit le cœur qui pleure pour chez toi ou juste une belle mélodie qui te fait kiffer, l'important, c'est que ça te chope direct !Direction la Lune, le voyage le plus chelou
Accroche-toi, en 1969, Neil Armstrong a emporté un enregistrement de ma symphonie sur la Lune avec Apollo 11, ma musique dans l'espace, t'imagines le flex de ouf ! Moi qui devais faire traverser l'Atlantique à ma partition, voilà qu'elle part sur la Lune, hein, trop stylé ! Et le plus drôle, c'est qu'une exécution classique dure environ 40 minutes, soit à peine une série de ouf sur ton canapé, c'est court pour traverser l'histoire, wesh ! Voilà, frérot, tu connais la bio de mon Nouveau Monde, maintenant à toi de la mettre à fond dans tes oreilles, sinon c'est la hess, j'te jure !---
Voilà, frérot, c'est la fin de mon histoire, et j'avoue, j'ai le seum que ça s'arrête déjà ! Dis-moi, t'as kiffé de découvrir les coulisses de ma Symphonie n° 9, ou t'as piqué du nez comme un miskine devant la téloche ? Réfléchis deux secondes, wesh : un gars débarque à New York, sort un truc pareil, et ça tourne encore partout, c'est ouf, en vrai ! En 1969, Neil Armstrong a même emmené un enregistrement de ma symphonie sur la Lune avec Apollo 11, ma zik chez les astronautes, sah, quelle hype ! Du coup, ça te fait un morceau qui a voyagé plus loin que tous les mecs de ta cité réunis, wallah, respect à la famille ! Et c'est pas fini, y a encore un paquet de trucs à fouiller dans cette symphonie, gros, j'ai même pas vidé mon sac, ça va te rendre barge ! Alors clique sur les liens juste en dessous, cimer d'avance, et va creuser ma Symphonie n° 9 encore plus loin, c'est cadeau, frérot ! À la prochaine, bg, et passe le salam à ton daron de ma part !
