Norvège trop frigo sah avec le Piano Concerto in A Minor de Grieg
Les coulisses
Piano Concerto in A minor, Op. 16

Wesh frérot, c'est Grieg en personne, pose-toi pépouze, j'te déballe toute l'histoire de ouf derrière mon Piano Concerto in A Minor ! Tu vas capter comment j'ai charbonné ce son en scred à vingt-cinq piges avant d'le retoucher plus de trois cents fois toute ma vie, wallah c'est grave un délire ! Viens lancer l'entraînement direct sur ce site, comme ça j't'apprends avec les autres compositeurs à reconnaître nos classiques dès qu'ils tournent, ça régale le sang !
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En mode daron au Danemark, zéro commande mais max de flow !
Wesh le sang, t'es chaud ou quoi, parce qu'en été 1868 chuis posé au calme à Søllerød au Danemark, j'ai tout juste vingt-cinq piges et chuis déjà un vrai daron dans l'game ! J'avais passé la bague au doigt à ma cousine Nina Hagerup en juin 1867 — juge pas frérot, c'était la miff avant tout — et notre petite Alexandra venait tout juste de pointer l'bout d'son nez en avril 1868, wallah la dinguerie ! Y a dégun qui m'avait lâché un billet ou commandé quoi qu'ce soit en scred, mais j'avais une dalle de ouf dans l'bide pour plier mon propre Piano Concerto in A Minor, Op. 16 ! Du coup j'm'installe là-bas pépouze, le cerveau en ébullition totale, prêt à charbonner un son tellement lourd qu'il allait retourner toute la planète, sah !Le seul et unique, et un blaze qui fait pas dans l'chichi !
Téma l'bail un peu chelou : dans toute ma vie de charbonneur, c'est l'seul concerto que j'ai bouclé jusqu'au bout, j'te jure c'est pas des mythos ! En 1883 j'ai bien tenté d'en lancer un deuxième en si mineur, mais gros seum, j'ai lâché l'affaire en cours de route, flemme olympique de le finir, osef total ! Et cherche même pas un surnom stylé pour mon Op. 16, y a zéro blase secret dans l'quartier, tout l'monde l'appelle juste par son genre et sa tonalité, cash dans l'axe ! Mais t'inquiète même pas mon reuf, pas besoin d'un nom de gang pour plier le game quand la mélodie tabasse aussi fort dès la première mesure, ça passe crème !Dédicace qui bifurque et rumeurs de couloir sur la cadence !
À la base, j'voulais dédicacer ce gros classique à mon reuf Rikard Nordraak, un compositeur norvégien de la veille qui nous avait quittés trop tôt, miskine, paix à son âme ! Au final, sur la partition publiée, j'ai filé la dédicace au pianiste Edmund Neupert, le boss qui a assuré le show pour la toute première, cimer à lui d'avoir géré les bails ! D'ailleurs askip, y a encore des intellos qui s'embrouillent aujourd'hui en fouillant mes vieilles lettres de l'été 1868 à Søllerød pour savoir si Neupert aurait pas écrit un bout d'la cadence du premier mouvement ou glissé deux-trois modifs en douce ! Mais bon, entre nous la famille, c'est bibi qui tenait la plume et qui a plié cette masterclass de zinzin, faut pas pousser mémé dans les orties non plus !Trois épisodes comme ta série préférée, attache ta ceinture !
En vrai, si tu captes que dalle au classique, dis-toi qu'un concerto en trois mouvements c'est carrément comme une trilogie de films d'action au quartier : trois ambiances de barjot qui s'enchaînent pour te retourner l'cerveau ! Le premier épisode, I. Allegro molto moderato en la mineur, déboule en forme sonate où les bois balancent le thème, les violoncelles posent une mélodie grave suave en do majeur, et l'piano lâche une cadence solo de malade mental ! Après ça, t'atterris direct dans II. Adagio en ré bémol majeur, une pause ultra planante avec les cordes en sourdine et l'piano qui part en mode rhapsodie, avant d'enchaîner cash sans aucun temps mort vers la suite ! Et là bim, III. Allegro moderato molto e marcato t'envoie une danse folklorique norvégienne, le halling, en imitant l'violon Hardanger, puis la flûte solo pose un bail champêtre en fa majeur avant que les cuivres fassent tout péter en la majeur !Inspi Schumann mais zéro plagiat, remballez vos vieux dossiers !
J'avoue sans pression, pour la structure en trois parties, j'ai grave kiffé le Piano Concerto in A minor, Op. 54 de Robert Schumann et j'ai calqué mon architecture dessus comme un p'tit frère qui respecte l'ancien ! Sauf que y a des jaloux un peu relous qui racontent que j'aurais pompé son ouverture note pour note juste parce qu'on est tous les deux en la mineur avec une descente de piano solo après un gros choc d'orchestre, mais quelle bande de fatigués ! Rien à voir mon gars : chez moi ça démarre en scred par un roulement de timbales, pas par des accords des vents, faut s'acheter des oreilles en urgence ! En plus, ma cascade au clavier balance direct une seconde mineure puis une tierce majeure qui tombent, la pure signature de chez moi en Norvège, donc niveau copie on repassera, bande de rageux !Première à Copenhague sans bibi, mais avec le piano d'un prince !
La grande première a pété le 3 avril 1869 au Casino Theatre de Copenhague avec Edmund Neupert au clavier et Holger Simon Paulli à la baguette, une affiche de baisé ! Et devine la hess : j'ai même pas pu ramener ma fraise là-bas parce que j'étais coincé par des galères de direction d'orchestre à Christiania — le bled que t'appelles Oslo aujourd'hui — j'avais trop l'seum ! Heureusement, dans la salle y avait l'immense pianiste russe Anton Rubinstein qui s'est posé en VIP pour écouter le massacre ! Le boug a tellement validé le projet qu'il a carrément prêté son propre piano de tournée pour le concert, un geste de grand seigneur, vrai reconnaît vrai !Franz Liszt en total roue libre à Rome !
L'année d'après, en 1870, j'débarque à Rome avec mon manuscrit sous l'bras pour aller voir le daron suprême du clavier, le légendaire Franz Liszt en personne ! Le gars ouvre mes feuilles, il a jamais vu l'morceau de sa vie, et il te déchiffre tout l'banger à vue direct sur son piano sans bégayer une seule seconde, j'étais choqué de la rétine ! À la fin il était refait comme jamais, il m'a lâché des compliments de fou furieux qui m'ont donné une force incroyable pour la suite, la hype était au max ! Bon, il m'avait chauffé pour filer le deuxième thème du premier mouvement à la trompette, j'ai testé son délire dans une édition entre-deux, mais j'ai fini par rétropédaler pour rendre la mélodie aux violoncelles, faut pas déconner !L'artillerie lourde dans la fosse et publication à Leipzig !
En 1872, l'éditeur E. W. Fritzsch à Leipzig a enfin sorti les biffetons pour publier la partition officielle, et là toute l'Europe a pu téma le calibre de l'engin ! Parce que pour accompagner l'piano solo, j'ai pas ramené trois flûtistes du dimanche : y a deux flûtes dont une qui passe au piccolo, deux hautbois, deux clarinettes en la et si bémol, et deux bassons pour arroser l'secteur ! Côté cuivres, ça rigole zéro avec quatre cors en mi et mi bémol, deux trompettes en ut et si bémol, et trois trombones bien vénères prêts à faire trembler les murs ! Tu rajoutes les timbales et toute l'équipe des cordes par-dessus, et t'obtiens une armada sonore qui démarre en la mineur bien sombre pour finir en la majeur plein de lumière !Sept mises à jour et trois cents retouches, chuis un maniaque !
Tu crois qu'une fois publié j'allais m'croiser les doigts de pied au soleil, genre le boulot est plié et on encaisse ?! Jamais d'la vie mon pote, chuis un psycho du détail, du coup j'ai repris et révisé ma partition au moins sept fois pendant toute mon existence ! En tout, j'ai claqué plus de trois cents modifs dans l'orchestration pour que chaque instrument claque au millimètre près, un vrai travail de titan ! La version finale qui tourne partout aujourd'hui, elle est sortie tout juste avant que j'tire ma révérence en 1907, propre, carrée, sans aucune bavure !Du tube pop aux sketchs télé, le son traverse les époques !
Et l'plus beau dans l'histoire, c'est que mon son a continué de tout casser bien après moi, même chez les jeunots de la pop et d'la lucarne ! En 1961, y a un gars, Jimmy Wisner, qui a carrément repris mon concerto pour en faire un gros tube pop appelé Asia Minor, le hold-up du siècle mais j'valide le flex ! Puis à Noël 1971 sur la BBC, les comiques Morecambe et Wise ont lâché un sketch d'anthologie avec le chef André Previn autour de mon morceau, une barre de rire monumentale ! Franchement, voir mon unique concerto faire marrer les familles à la télé et ambiancer les radios cent piges plus tard, wallah j'pouvais pas rêver mieux, c'est ça la vraie légende, le sang !---
Wesh le sang, dis-moi cash en vrai : t'as grave kiffé plonger dans les bails de la création de mon Piano Concerto in A Minor ou quoi, frérot ? Pose-toi deux secondes, pars pas en scred maintenant, parce qu'y a encore v'là les dingueries de zinzin à capter sur mon Piano Concerto in A Minor, wallah j'ai pas tout lâché ! Vas-y la famille, clique direct sur les liens juste là pour aller téma la suite de mon Piano Concerto in A Minor, ça passe crème et tu vas te régaler de ouf, sah !
