Expo de ouf, wesh, avec Pictures at an Exhibition de Mussorgsky
Les coulisses

Pictures at an Exhibition

Mussorgsky raconte les coulisses : Pictures at an Exhibition
Wesh frérot, moi c'est Mussorgsky, et là j'te raconte les coulisses de Pictures at an Exhibition, l'histoire derrière mon bébé, wallah ! Tu vas capter comment l'expo de plus de 400 tableaux de mon reuf Hartmann, à Saint-Pétersbourg en février 1874, m'a fait pondre toute ma suite, et ça vaut le détour, c'est ouf ! Bonus, gros : mes frangins compositeurs et moi, on t'apprend aussi à reconnaître nos morceaux dès qu'ils passent, du coup  lance-toi dans l'entraînement , y a zéro risque !
---

Mon pote Hartmann s'est fait la malle

Wesh frérot, tout part d'un drame de ouf : le 4 août 1873, mon reuf Viktor Hartmann, peintre de son état, tombe raide à cause d'un anévrisme, comme ça, sans prévenir, wallah ! J'en suis resté sonné, le seum de ma vie, frérot, genre le cœur en vrac pendant des semaines ! Y avait pas de bouton « retour en arrière », du coup j'me suis dit qu'j'allais lui rendre hommage avec ce que j'sais faire de mieux, des notes, tranquille ! Cimer la musique, parce que sinon j'aurais fini à parler tout seul aux murs, miskine !

Stasov, le daron de l'expo

Là-dessus, mon pote le critique Vladimir Stasov, un vrai frérot de Hartmann et de moi, sort l'artillerie lourde, sah ! Il monte une expo posthume avec plus de 400 œuvres à l'Imperial Academy of Arts de Saint Petersburg, en février et mars 1874, c'est ouf comme organisation, le bg a pas chômé ! Moi j'ai prêté deux tableaux, j'suis allé téma le tout en vrai, et franchement j'ai pris une claque, grave ! Imagine des centaines de dessins de ton pote disparu sur les murs, ça t'laisse sur le carreau, wesh !

Un artiste au fond du trou

Faut savoir qu'à l'époque j'étais dans un mood chelou, frérot : en janvier 1874, Boris Godunov passe sur scène et j'touche le sommet de ma carrière, la hype totale, ça passe crème ! Mais en vrai j'étais zoné du Mighty Handful, mes ex-potes du groupe, genre plus personne au bahut pour me filer la main, c'est la hess ! Et les critiques hostiles me tapaient dessus à longueur de journée, des relous de première, j'me sentais écrasé, wallah ! Du coup cette expo, c'était ma bouffée d'air, ma sortie de secours loin de tous ces rageux, tu vois l'idée !

Trois semaines chrono, ça passe crème

Ensuite j'ai tout pondu à la vitesse de l'éclair, frérot : du 2 au 22 juin selon IMSLP, trois semaines et boum, c'est plié, osef le sommeil ! Cinq jours après avoir fini, j'ai écrit un petit mot de dédicace pour Stasov, parce que la suite est pour lui, normal, c'est le daron de l'expo, cimer à lui ! Un mois plus tard, j'ai fait savoir que j'voulais la publier, ça sentait déjà la grosse envie de la montrer au monde, askip ! Moi j'étais là, tout fier, en mode « wesh, regardez c'que j'ai fait en un clin d'œil », le flex total !

Les dix tableaux, en mode niveaux de jeu

Alors une « pièce » dans un morceau classique, c'est comme un niveau dans un jeu vidéo ou une salle dans un musée : chaque bout a son ambiance, son décor et sa vitesse, et tu passes de l'un à l'autre sans changer de jeu, frérot ! Chez moi y en a dix, numérotés, et entre eux la Promenade fait le fil rouge, le genre de couloir qui relie les salles : ça commence par Gnomus, un petit bonhomme ouf et tordu, puis Il vecchio castello, un vieux château tout triste, puis Tuileries, des gosses qui se chamaillent, wallah ! Après ça déboule Bydlo, la grosse charrette polonaise qui roule lourd, le Ballet of the Unhatched Chicks, tout léger et mignon, puis Samuel Goldenberg and Schmuyle, deux gars, un riche et un pauvre, et Limoges: The Market, un marché où ça gueule de partout, grave ! Et pour finir en fanfare, Catacombae qui fait flipper dans les souterrains, The Hut on Fowl's Legs (Baba Yaga) qui part en vrille comme une folle, et The Great Gate of Kiev, la sortie en mode feu d'artifice, le final qui te laisse sur le cul, ça passe crème !

Des tableaux perdus, c'est la hess

Le gros problème, frérot, c'est que la plupart des tableaux de Hartmann ont disparu, donc souvent personne sait quelle œuvre j'avais en tête, c'est le bordel, wesh ! En 1939, Alfred Frankenstein, dans un article du Musical Quarterly, en a quand même identifié sept, le bg a fait le détective, respect ! Pour Gnomus, on pense que c'est un casse-noix dessiné, mais personne peut jurer, c'est juste une piste, sah ! Et mes poussins du ballet, c'est pas des bébés poulets qui sortent de l'œuf : c'étaient des canaris dans le ballet Trilby de 1871, des costumes de Hartmann, ouf non ?

Une porte jamais construite, c'est ouf

Ma grande porte de Kiev, c'est un dessin de Hartmann pour une porte monumentale, faite pour fêter que le Tsar Alexander II avait échappé à un attentat le 4 avril 1866, tranquille ! Le projet avait gagné un concours, frérot, mais la porte n'a jamais été construite, la hess totale, c'est trop bête ! Du coup moi j'l'ai bâtie en notes, avec des cloches partout et un chant de baptême orthodoxe russe, solennel de ouf, wallah ! Et avant ça, dans Catacombae, j'ai griffonné au crayon « avec les morts dans une langue morte », puis que l'esprit de Hartmann m'emmenait vers les crânes, j'te jure, chelou mais vrai !

Imprimé de travers, quel relou

Moi je suis parti en 1881, et c'est en 1886, cinq ans après, que Rimsky-Korsakov a édité mon truc chez V. Bessel & Co. à Saint Petersburg, cimer à lui d'avoir bossé dessus ! Mais cette édition avait des erreurs et des contresens, du bricolage, frérot, c'est pas une copie fidèle de mon manuscrit, j'avoue que ça me file le seum ! Pour Bydlo par exemple, moi je démarre fort et je finis tout doux, pianississimo, comme la charrette qui s'éloigne, mais Rimsky a inversé le truc, wesh ! Il a fallu attendre Pavel Lamm en 1931 pour recoller au manuscrit, puis 1975 pour le fac-similé du manuscrit, enfin la vraie version, c'est la fête, ça passe crème !

Ravel s'y colle, le flex

Ensuite, en 1922, Serge Koussevitzky commande une orchestration à Maurice Ravel, le bg des couleurs sonores, et c'est le jackpot, frérot ! Koussevitzky la dirige en première à Paris le 19 octobre 1922, la salle devait être en feu, wallah ! Aujourd'hui c'est la version la plus jouée en concert et sur disque, mais attention, c'est pas l'originale, moi j'ai écrit pour piano solo, point barre, sah ! Et Ravel a viré la cinquième Promenade, du coup si tu l'écoutes, t'en loupes une, c'est chaud, askip !

Tout le monde y met sa sauce

Après Ravel, c'est la ruée, frérot : Tushmalov dès 1891 avec sept tableaux seulement, Henry Wood en 1915, et Leo Funtek en 1922 avec la première version complète, ça fait du monde, wesh ! Stokowski s'y met en 1939, c'est ouf comme défilé, chacun veut son bout du gâteau, j'avoue ! Puis ça part en vrille : Emerson, Lake & Palmer en rock, Isao Tomita en électronique, Mekong Delta en métal, mon petit morceau de piano devenu une star de la teuf, quel délire, wallah ! Moi, depuis là-haut, j'regarde ça en mode « j'ai juste voulu pleurer mon pote Hartmann », et pourtant tout le monde fait la fête avec, c'est trop stylé, frérot !
---
Voilà, j'ai fini de te balader, la famille, et en vrai j'en ai encore la gorge nouée, grave ! Tout est parti d'un gros chagrin chelou, et au final ça a donné des tableaux qui chantent, j'avoue, ça me fout les larmes de fou ! Du coup, askip, la musique sert aussi à garder les potes près de soi, sah ! Alors, mon gars, ça t'a plu, l'histoire qui se cache derrière Pictures at an Exhibition ? Parce que y a encore un max de trucs à découvrir, bg, genre la version pour orchestre de Ravel en 1922, un vrai délire chanmé ! Et y a même une version rock par Emerson, Lake & Palmer, t'as capté, ça s'est tapé un trip zarbi, osef du qu'en-dira-t-on ! Clique sur les liens juste là, gros, et va te perdre dans tout ça, c'est du kiffe garanti, ça passe crème ! Allez, file, j'te garde une place devant le tableau le plus vénère, et si t'es en retard, j'te jure, j'te fais la hess devant tout le monde, hein !