Personne dort, wesh, avec le Nessun dorma de Puccini
Les coulisses

Nessun dorma, from Turandot, SC 91

Puccini raconte les coulisses : Nessun dorma
Yo, moi c'est Puccini, le daron de Turandot, et là j'te raconte les coulisses de Nessun dorma, installe-toi, c'est cadeau ! Tu vas capter comment, en 1924, ma gorge m'a lâché en plein chantier, et pourquoi cet air de ouf vient d'un opéra que j'ai jamais fini, j'te jure, c'est du lourd ! Et sache que mes potes compositeurs et moi, on t'apprend ici à reconnaître nos morceaux direct, donc  fonce sur l'entraînement , tu vas kiffer, c'est même pas du chiqué !
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Une pièce de 1762 qui traînait dans un coin

Alors là, frérot, l'idée vient pas de moi, wallah : y a une pièce de Carlo Gozzi, Turandot, qui date de 1762, un vieux truc de ouf ! Lui, il avait pioché dans une histoire de François Pétis de la Croix, donc en vrai c'est du recyclage de daron, mais du recyclage stylé, sah ! Et en 1801, Schiller en sort sa version à lui, j'tombe dessus et direct je suis inspiré, grave le déclic ! Du coup j'me dis : une princesse vénère qui met tout Pékin sous pression, c'est trop chaud, j'prends !

J'me lance avant même que les paroles soient finies

En mars 1920, j'commence à bosser sur Turandot, tranquille, sans stresser, ça passe crème ! Et en janvier 1921, j'me mets à composer alors que le livret est même pas fini, genre j'monte la baraque avant d'avoir les plans, c'est ouf ! Les plans, c'est Giuseppe Adami et Renato Simoni qui les écrivent, deux bg du livret, cimer les gars ! Eux ils alignent les mots, moi j'aligne les notes, et on se court après comme deux relous dans un couloir, wesh !

Mars 1924, j'suis presque au bout

En mars 1924, j'ai déjà bouclé la partition jusqu'au duo final, frérot, j'étais chaud comme la braise, j'te jure ! Y a plus que le dernier bout à écrire, genre la dernière marche de l'escalier, askip c'est dans la poche ! Reste le duo final, le gros morceau qui doit tout conclure, et rien que d'y repenser j'ai le seum, gros ! Du coup retiens ça : l'air que tout le monde kiffe est écrit avant ce trou-là, donc il est dans la partie que j'ai vraiment finie, c'est la hess pour le reste !

Octobre 1924, le coup dur

En octobre 1924, les docs me trouvent un cancer de la gorge, miskine de moi, grave la mauvaise nouvelle ! Le 29 novembre 1924, j'm'en vais pour de bon, wallah, et Turandot reste en plan, inachevé, trop zarbi ! Donc non, frérot, j'ai jamais fini mon opéra, j'te le dis cash, sinon on m'prend pour un mytho ! Le comble, c'est que j'ai pondu l'air qui empêche tout Pékin de dormir, et moi j'm'endors avant la dernière page, humour noir de malade, gros !

Le soir de la première, Toscanini pose la baguette

La première, c'est le 25 avril 1926 à la Scala de Milan, wesh, avec Arturo Toscanini à la baguette, le boss des boss ! Rosa Raisa chante Turandot et Miguel Fleta s'colle à Calaf, donc c'est lui qui doit envoyer l'air, trop de pression, ça passe ou ça casse ! La légende dit que Toscanini s'arrête pile là où j'ai posé ma plume, c'est la version qu'on raconte le plus, askip, ambiance rideau, mortel ! Par contre ses mots exacts, personne sait, les récits se tirent la bourre, donc j'te dis juste que c'est flou, sah !

Alfano rafistole la fin

C'est Franco Alfano qui finit le job à partir de mes esquisses, un vrai sauveur, cimer frérot ! Sa fin ramène le thème de Nessun dorma dans un grand retour triomphal, genre le refrain qui revient pour la teuf finale, ça tape grave ! Moi, j'voulais ce retour du thème ? Aucune idée, gros, y a pas de preuve solide, donc osef des grandes théories ! Mais bon, un air qui revient à la fin, ça claque, j'peux pas dire le contraire, en vrai c'est le kiff !

Le fameux Vincerò et le piège des notes tenues

L'air est en sol majeur et dure dans les trois, quatre minutes, un petit sprint de ouf, frérot ! À la fin, y a le « Vincerò ! » avec un si suivi d'un la plus long, et tout le monde attend le truc de malade, wesh ! Dans ma partition, le si est une double-croche et le la une ronde, et j'ai jamais écrit « tiens ça jusqu'à demain », wallah ! Les notes qui s'étirent, c'est la tradition des chanteurs, du flex pur, pas mon idée, donc cimer à eux mais osef de me féliciter !

L'orchestre, c'est la grosse artillerie

Pour Turandot, j'ai sorti la caisse à outils complète : piccolo, cor anglais, clarinette basse, contrebasson, c'est le grand magasin, frérot ! Y a aussi la célesta, l'orgue, deux harpes et même une fanfare sur scène, j'ai pas lésiné, c'est la méga hype ! Le tout sort chez Ricordi à Milan en 1926, la partition complète, un pavé de malade, wallah ! Et dans ce bazar de ouf, y a un ténor et un air qui piquent toute la lumière, quel radin de la lumière, ce Calaf !

1990, le foot me kidnappe

Faut qu'j'te dise : j'ai pas écrit ça pour la Coupe du monde, hein, c'est un air des années 1920, pas un chant de tribune, wesh ! En 1990, la BBC prend l'enregistrement de Pavarotti de 1972 pour son Mondial en Italie, et là le tube est né, j'te jure, c'est ouf ! Le disque monte jusqu'à la deuxième place du classement britannique, un ténor d'opéra qui fait la loi, trop fort, sah ! La veille de la finale, à Rome, premier concert des Trois Ténors, Pavarotti chante l'air, puis re-belote en 1994, 1998 et 2002, la tradition de la famille !

Pavarotti, les JO et le grand écran

Le plus drôle, c'est que Pavarotti a chanté Calaf sur scène que deux fois, en 1977 à San Francisco puis une vingtaine d'années après au Met, c'est abusé, gros ! En 2006, aux JO d'hiver, il fait l'ouverture avec l'air, mais on a su après qu'il avait fait du playback à cause du froid, le coup du congélo, trop chelou ! L'air traîne aussi au ciné : The Killing Fields en 1984, Bend It Like Beckham en 2002, Mission: Impossible – Rogue Nation en 2015, la totale, frérot ! Alors voilà, un air né dans mon opéra finit dans les stades et les films, moi j'dis cimer, c'est le jackpot, j'suis choqué, wallah !
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Voilà frérot, on est au bout de la route, et moi j'en ai encore la chair de poule, wallah ! En 1924 j'ai lâché Turandot en plein milieu, miskine, et c'est Franco Alfano qui a bouclé le truc, cimer à lui, sah ! Trois-quatre minutes de Nessun dorma, et pourtant ça te retourne la tête comme un manège chanmé, j'avoue, c'est ouf ! Alors, t'as kiffé l'histoire de Nessun dorma ou quoi ? Wesh, dis-moi que t'as pas fini en mode zarbi devant ton écran, tranquille, j'ai la hess que tu t'ennuies ! Et là, gros, c'est que le début, y a encore plein de trucs de ouf à téma sur Nessun dorma, des détails qui piquent grave la curiosité ! Du coup, clique sur les liens, frérot, et va fouiller tout ça sans relou, ça passe crème ! Allez, file, bg, et que la musique te suive, wesh !