Flotte trop stylée sur The Moldau de Smetana
Les coulisses
Vltava, JB 1:112/2

Wesh, c'est Smetana, et là j'te raconte la backstory de The Moldau, frérot, installe-toi, ça va être ouf ! Tu vas téma comment toute une rivière, des deux sources jusqu'à l'Elbe, a giclé de ma tête en dix-neuf jours à peine, en 1874, wallah, c'est trop ouf ! Et sur ce site, mes frérots compositeurs et moi, on t'apprend aussi à reconnaître nos morceaux dès qu'ils sonnent, donc viens tester l'entraînement , c'est kiffant, ça passe crème, wesh !
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Un fleuve, deux blazes, zéro galère
Wesh frérot, d'abord faut qu'tu captes un truc chelou : ma rivière, les Tchèques l'appellent Vltava et les Allemands Moldau, un seul fleuve avec deux blazes, ça passe crème ! Moi j'l'ai écrite en 1874, et c'est la deuxième d'un gros pack de six poèmes symphoniques qui s'appelle Má vlast, genre « Ma patrie », wallah t'as capté ? Un poème symphonique, sah, c'est d'la musique sans paroles qui te raconte une histoire, en mode film mais sans écran, trop stylé ! Et ma Vltava, c'est la star du pack, la plus connue de la famille, les cinq autres ont le seum grave !Mes oreilles ont claqué la porte
Alors là, frérot, ça part en vrille : en juillet 1874 j'commence à entendre des bruits bizarres de ouf, un concert sans billet et sans chanteur ! Début octobre, bim, l'oreille droite part en vacances sans prévenir, la hess totale ! Le 20 octobre, c'est la gauche qui plie bagage, et là j'suis sourd comme un pot, plus un seul décibel, miskine de moi ! Et vas-y que j'me mets à composer un truc sur l'eau qui coule sans rien entendre, soit j'suis un bolide, soit j'suis complètement barge, ch'ais pas !Dix-neuf jours chrono
J'avais fini Vyšehrad, le premier poème, le 18 novembre 1874, et pas une seconde pour souffler, wesh ! Le 20, j'attaque la Vltava à Prague, grave motivé malgré mon moral dans les chaussettes, parce que j'étais sévèrement déprimé, le sang ! Dix-neuf jours plus tard c'était plié, frérot, une rivière entière en moins d'un mois, ça c'est du taf de malade ! Après, les sources se tapent dessus sur la date exacte, 8 ou 10 décembre, moi j'dis osef, l'important c'est qu'elle coule !Liszt, mon pote de la tradition
Mon délire, c'est la tradition de Franz Liszt, le poème symphonique, du coup j'peins avec des notes, wallah, pas avec des pinceaux ! Le trajet, c'est un road trip de ouf : la rivière traverse des bois, des fêtes, des nuits de lune, et zou, elle croise Vyšehrad ! Après ça elle file vers l'Elbe, tranquille, comme une meuf qui sort du ciné sans se presser ! Et le p'tit motif de quatre notes de Vyšehrad, il revient me faire coucou dans ma Vltava, genre la daronne qui t'appelle pour savoir si t'as mangé, relou et trop mignon !Le thème a des papiers un peu bidons
Ma grosse mélodie, celle qui te colle au crâne, j'l'ai pas sortie de nulle part, wesh, je l'ai adaptée d'une vieille chanson qui s'appelle La Mantovana ! On l'attribue à un ténor italien, Giuseppe Cenci, alias Giuseppino del Biado, mort en 1616, le mec avait un blaze à rallonge, frérot ! Son premier imprimé connu, c'est dans son recueil de madrigaux de 1600, donc en vrai j'ai repris un tube de plus de deux cents ans, du recyclage de ouf ! Moi j'ai juste mis le flex en mode orchestre, ça passe crème, personne a porté plainte !Cousin éloigné de l'hymne d'Israël
Attention, gros fait chelou : la même vieille Mantovana a aussi une variante roumaine, wallah ! Samuel Cohen a adapté cette variante pour Hatikvah, qui est devenu l'hymne national d'Israël, sah ! Donc non frérot, Hatikvah vient pas de moi, on est juste cousins de la cité, deux gosses de la même mamie musicale ! Imagine le délire, une chanson de 1600 qui fait le tour de la planète, elle a plus de bornes qu'un VTC parisien, trop fort !Les ragots, c'est le sel de la vie
Maintenant les rumeurs, frérot, parce que personne sait tout, askip ! Y en a qui disent que mon thème vient d'une chanson d'enfants tchèque, Kočka leze dírou, passée en mineur, mais ça c'est d'la spéculation, rien de prouvé, wesh ! On raconte aussi que j'aurais dit que l'inspiration venait d'une chanson folklorique suédoise, l'histoire dit ça, mais c'est flou, fais pas le ouf avec ça ! Du coup tu choisis ta team, berceuse tchèque ou team Suède, moi j'dis que le mystère c'est la meilleure sauce, bg !La première, c'était le feu
La première, c'était le 4 avril 1875 à Prague, au palais Žofín, avec Adolf Čech à la baguette, wallah, la grande classe ! Et là, frérot, triomphe instantané, le public a kiffé direct, zéro temps mort ! Détail de ouf : la Vltava a été jouée toute seule ce soir-là, pas avec le cycle complet, wesh, faut pas confondre ! Le cycle entier, lui, il a fallu attendre le 5 novembre 1882, au même Žofín et avec le même Čech, une vraie saga, j'te jure !Chemnitz et les fautes de frappe
En 1878 ma rivière passe la frontière, direction Chemnitz, avec Hans Sitt au pupitre et Vyšehrad en duo, première hors d'Autriche-Hongrie, la hype ! En 1879 je signe avec l'éditeur F. A. Urbánek, la version piano à quatre mains sort en décembre, puis la partition complète en 1880, ça roule, frérot ! Sauf que cette édition de 1880 avait des coquilles, des fautes de frappe grave relou, le genre qui donne la hess à un chef d'orchestre ! Heureusement en 2014 Hugh Macdonald a sorti chez Bärenreiter une édition basée sur mon manuscrit original, qui dort au musée Smetana à Prague, nickel chrome, cimer le gars !Elle coule encore, wesh
Aujourd'hui Má vlast ouvre chaque année le festival du Printemps de Prague depuis 1952, le 12 mai, jour anniversaire de ma mort, c'est ouf comme hommage ! Les fameux rapides de Saint-Jean, eux, sont noyés sous le réservoir de Štěchovice, du coup la rivière a fait un plot twist, miskine ! Et ma mélodie a squatté d'autres tubes, Stan Getz avec Dear Old Stockholm, Horst Jankowski avec A Walk in the Black Forest, le recyclage continue, wallah ! Même Terrence Malick l'a collée dans The Tree of Life en 2011, donc franchement, pour un sourd déprimé de 1874, j'suis un boss, le sang !---
Alors frérot, t'as kiffé plonger dans les coulisses de The Moldau, ou t'as le seum que ça s'arrête déjà ? Moi j'te le dis cash, ma Vltava finit par filer vers l'Elbe et s'barrer, mais son histoire, elle, a pas fini de couler, wallah ! Y a encore un max de trucs à téma autour de cette rivière, des coins de ouf que j'ai même pas effleurés, sah ! Genre, depuis 1952, chaque 12 mai, Má vlast ouvre le Prague Spring International Music Festival, le jour où j'ai tiré ma révérence, et ça c'est un sacré flex ! Du coup clique sur les liens juste en dessous, le sang, ça coûte zéro, c'est tranquille, et viens te laisser porter par le courant avec moi ! Cimer d'avoir navigué à mes côtés, la famille, et à la prochaine, bg !
