Le mal du pays avec la Symphony No 9 de Dvořák
Les plus beaux moments

Symphony No. 9 in E minor, Op. 95 ("From the New World")

Dvořák présente les plus beaux moments de l'œuvre « Symphony No 9 »
Je suis Dvořák, et je suis heureux de te présenter les plus beaux moments de ma Symphony No 9. Tu verras surtout comment, dans le finale, je fais revenir les thèmes des mouvements précédents, comme si l'on retrouvait en chemin tous les visages croisés pendant le voyage. Sur ce site, mes collègues compositeurs et moi t'apprenons aussi à reconnaître nos œuvres dès les premières notes :  viens essayer l'entraînement .
---

Je me racle la gorge avant de parler

Pour commencer, je prends mon temps : les cordes puis les bois entonnent un choral très doux, comme un orchestre qui s'éclaircit la voix avant de dire quelque chose d'important. Puis un cor éclate, les timbales glissent un petit motif de trois notes, et l'Allegro molto démarre avec son thème principal confié aux cors.

Une confidence pour cor anglais

Dans le Largo, je confie ma mélodie la plus célèbre au cor anglais, et elle sonne comme une longue confidence murmurée à la tombée du soir. Beaucoup de gens la prennent pour un vieux chant traditionnel à cause de Goin' Home, mais la mélodie est bien de moi, et les paroles ont été ajoutées en 1922 par mon élève William Arms Fisher.

Personne ne veut s'asseoir

Dans le Scherzo, je te jette au milieu de la scène de fête de The Song of Hiawatha de Longfellow, celle où l'on danse, et le rythme file sans laisser à personne le temps de souffler. Le triangle ne joue que dans ce mouvement, alors j'imagine qu'il a attendu son tour depuis le début de la symphonie et qu'il ne compte pas gâcher sa seule occasion.

Les anciens reviennent pour les adieux

Dans le finale, je fais monter la tension jusqu'à un thème de six notes qui grimpe puis redescend, et les cymbales, qui ne jouent que dans ce mouvement, ont enfin de quoi s'occuper. La clarinette apporte ensuite la deuxième mélodie, puis je ramène des thèmes des mouvements précédents, comme de vieux amis qui repassent dire bonjour avant la fin de la soirée.
---
Voilà, nous arrivons au bout de ce petit voyage, et je repense à tout ce que j'ai voulu mettre dans cette musique. Quand on l'écoute aujourd'hui, Symphony No 9 garde quelque chose d'une lettre venue de loin, écrite par quelqu'un qui regardait un pays neuf avec curiosité et un peu de nostalgie. Alors, ça t'a plu de découvrir avec moi les plus beaux moments de Symphony No 9 ? Tu sais, nous n'avons fait que regarder par la fenêtre : il reste encore beaucoup d'autres aspects de Symphony No 9 à explorer. Il y a par exemple le Scherzo, inspiré d'une scène de fête et de danse dans Hiawatha, et le finale, qui fait revenir des thèmes entendus plus tôt. Si l'envie te prend d'aller plus loin, clique sur les liens que je te propose : ils t'emmèneront vers d'autres écoutes et d'autres détails. Prends ton temps, remets la musique, et laisse-la te raconter la suite à sa façon.