Minuit pile avec la Danse macabre de Saint-Saëns
Les plus beaux moments
Danse macabre, Op. 40

Je suis Camille Saint-Saëns, et voici les meilleurs moments de ma Danse macabre. Tu vas entendre comment cette nuit des morts s'achève : un hautbois imite le chant du coq, et les danseurs doivent regagner leurs tombes avant l'aube. Si l'envie te prend de reconnaître nos pièces dès qu'elles résonnent, sache que mes confrères et moi t'y aidons sur ce site : essaie l'entraînement !
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Minuit sonne, et la harpe n'a qu'une note en poche
Je commence par faire sonner minuit à la harpe, qui répète douze fois le même ré sans jamais se plaindre du manque de variété. Le violon solo entre ensuite sur un triton, un intervalle volontairement mal à l'aise, et j'ai baissé sa corde de mi en mi bémol pour qu'il grince comme une porte de caveau.
Un vieux chant d'église qui se met en smoking
Au milieu, je glisse un clin d'œil pour les oreilles attentives : les bois citent le Dies irae, un très ancien chant religieux, mais dans une tonalité majeure, comme si les morts l'avaient réarrangé pour la fête. Tout autour, le xylophone fait cliqueter les os des danseurs, et à la création, en 1875, le public a plutôt froncé les sourcils devant cette idée.
Le coq, seul invité qui sait fermer la soirée
Je termine avec un hautbois qui imite le chant du coq, et c'est ce petit cri qui annonce l'aube et met fin à la danse. Les morts retournent alors dans leurs tombes, un peu comme des invités qui se souviennent soudain qu'ils se lèvent tôt demain, et la musique s'éteint dans le calme.
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Voilà, nous sommes arrivés à la dernière note, et le coq a déjà chanté. Est-ce que tu as aimé découvrir les meilleurs moments de la Danse macabre ? J'espère qu'ils t'ont donné envie de réécouter l'œuvre d'un autre air, en guettant les détails que tu n'avais pas remarqués la première fois. Il reste en effet bien des choses à explorer autour de cette pièce. Je pense à son histoire, à la manière dont elle a d'abord été une mélodie avant de devenir un poème symphonique, et à toutes les versions qu'on en a tirées par la suite. Tu peux aussi t'attarder sur ce que ces quelques minutes disent de la façon dont on met en musique la peur, sans jamais vraiment l'avoir. Si cela te tente, clique sur les liens proposés pour poursuivre ton exploration de la Danse macabre. Et quand tu y retourneras, souviens-toi que la nuit est longue, mais que le matin finit toujours par arriver.
Enregistrement : Louis Fourestier, Public domain
