Gros cello cafardeux bézef avec le Cello Concerto in E minor, Op. 85 d'Elgar
Les coulisses
Cello Concerto in E minor, Op. 85

Wesh la famille, chuis Elgar, et j'te raconte le backstory de mon Cello Concerto in E minor, Op. 85, frérot ! Tu vas téma comment, en octobre 1919, un mec a bouffé mon temps de répète avant la première, grave la galère, wallah ! Du coup, wesh, ici mes collègues compositeurs et moi on t'apprend à reconnaître nos morceaux dès qu'ils passent, alors lance l'entraînement et tente, ça passe crème !
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Le vieux qui kiffe plus la fête
Wesh frérot, après la Première Guerre mondiale, ma zik passait pour ringarde de ouf, genre le vieux cousin qui met encore du Mozart au barbecue ! Du coup j'ai pas fait le bg qui veut plaire à tout le monde, j'ai sorti un truc posé, contemplatif et élégiaque, wallah ! Mon Concerto pour violon d'avant, c'était la grosse fiesta à côté, là j'suis en mode cœur lourd et regard par la fenêtre, askip ! Un violoncelle tout seul qui te raconte sa life sans crier, ça te chope direct au bide, j'te jure, le seum musical !La mélodie de l'hosto
En 1918, j'sors d'un séjour à l'hôpital à Londres, une amygdale infectée, la hess totale, frérot ! Et la nuit d'après, j'étais même pas remis que j'te griffonne une mélodie, qui allait devenir mon premier thème, sah ! Après, le début exact du concerto, c'est chelou : on sait pas que j'aie commencé avant 1919, mais ce thème, lui, date de 1918, donc va comprendre ! Franchement, y a que moi pour pondre un chef-d'œuvre en sortant de l'infirmerie, les autres, ils ramènent juste des raisins, tranquille !Les deux relous qui m'ont harcelé
Écoute, y avait un violoncelliste, Carl Fuchs, qui m'avait arraché la promesse d'écrire un morceau pour violoncelle, le coup de pression, wesh ! Moi j'avais zappé, j'faisais le sourd, style "j'ai rien promis, osef" ! Mais Fuchs est revenu à la charge, et Paul Grümmer aussi, les deux relous qui me rappelaient ma dette comme des huissiers ! Cimer à eux, parce que sans ces deux têtes de mules, j'aurais p't-être jamais sorti le truc, grave !Le cadeau pour les potes
J'ai dédié le morceau à Sidney Colvin et à sa femme, les deux ensemble, la famille, pas de jaloux, wallah ! Un concerto en dédicace, c'est un peu le gros cadeau d'anniversaire que t'emballes pas dans du papier cadeau, miskine ! Imagine ton daron qui t'offre trente minutes de musique au lieu d'une cravate, t'es choqué, mais t'es touché, hein ! Bref, j'suis un mec qui sait remercier les gens, en vrai, c'est ma façon de dire "j'te kiffe" sans Snap, tranquille !Quatre épisodes, une seule série
Un mouvement, frérot, c'est comme un épisode de série : le morceau est découpé en gros chapitres, chacun avec son ambiance et son rythme, et ici y en a quatre, ouf ! Le premier, l'Adagio – Moderato, et le deuxième, le Lento – Allegro molto, c'est l'ouverture solennelle puis le coup de speed, genre l'épisode un qui pose le décor et le deux qui te réveille à coups de baffes ! Le troisième, un Adagio tout simple de 4 minutes 50 environ, c'est l'épisode câlin, le moment où t'oublies ton tel, askip, pur chagrin doux ! Et le quatrième, l'Allegro – Moderato – Allegro, ma non troppo – Poco più lento – Adagio, c'est le season finale, le plus long avec environ 11 minutes et demie, plein de rebondissements, wesh, et ça finit en sortant les mouchoirs, j'avoue !Le grand soir au Queen's Hall
Le 27 octobre 1919, c'est le jour J, frérot, la première, au Queen's Hall à Londres, ça sentait le grand soir, wallah ! À l'orchestre, le London Symphony Orchestra, moi qui dirige, et au violoncelle Felix Salmond, le bg du soir, tranquille ! Attention, ne va pas lire que c'est le Royal Philharmonic, c'est une grosse boulette d'une base de données, c'était bien le London Symphony, point barre ! J'te le dis cash, c'était censé être la grande classe, mais ça a viré en soirée du genre "j'ai oublié mes clés", tu vas voir !Le chef qui squatte la répète
Le truc de ouf, c'est qu'Albert Coates a dépassé son temps de répétition, et du coup mon temps à moi a fondu comme un glaçon au soleil, la hess ! Résultat, l'orchestre était pas au top, j'te raconte pas la galère, c'était un peu la débandade, frérot ! Mais Salmond, lui, il avait bossé comme un fou, et moi je l'accuse de rien : au contraire, c'est sa préparation qui a sauvé la soirée, cimer Felix, j'te dois un sandwich ! Ernest Newman, dans The Observer, a taclé le jeu de l'orchestre mais a admiré la sagesse et la beauté du fond de l'œuvre, c'est le genre de critique qui t'engueule et te fait un câlin dans la même phrase, wesh !Le concerto qui a mis son temps
Ça a pas été un carton direct, wallah, j'te le dis franchement, le public a mis du temps à kiffer, miskine moi ! La prochaine fois à Londres, c'était plus d'un an après la première, imagine l'attente, j'ai eu le temps de me faire pousser une moustache de plus ! Et le 21 novembre 1922 à Carnegie Hall, avec Jean Gérardy et le Philadelphia Orchestra sous Leopold Stokowski, l'ambiance, c'était zéro enthousiasme, le froid polaire, ouf ! Mais bon, askip, l'appréciation a grandi avec le temps, comme un bon fromage ou un vieux pote chelou qui devient trop stylé sur le tard, sah !Les premiers disques et la partition
La partition est sortie chez Novello à Londres en 1920–21, direct imprimée pour que tous les violoncellistes de la planète puissent se prendre la tête dessus, j'avoue ! En 1920, avec Beatrice Harrison, j'ai enregistré une version tronquée, acoustique, un truc genre cornet à pavillon, tu vois le délire, frérot, le son de grand-père ! Et en 1928, enfin, le premier enregistrement complet, la version intégrale pour de vrai, pas de coupes, la vraie de vraie, wesh ! Y a de quoi remplir le morceau, le tout dure un peu moins de 30 minutes, c'est le temps d'un épisode de ta série et de la moitié d'un snack, tranquille !Du Pré et le couronnement
Et là arrive Jacqueline du Pré en 1965, avec Sir John Barbirolli et le London Symphony Orchestra, une dinguerie, wallah ! Son disque a fait exploser la popularité du truc, c'est elle qui a transformé mon concerto en star planétaire, grave la reine, cimer à elle, le sang ! Aujourd'hui, avec le concerto de Dvořák, c'est l'un des deux concertos pour violoncelle les plus joués au monde, la dream team, genre Messi et Ronaldo mais avec des archets ! Alors voilà, frérot, un morceau né d'une amygdale, d'une promesse oubliée et d'un chef qui bouffe la répète, ça te dit pas d'aller l'écouter, ou t'as peur de chialer, hein ?---
Voilà frérot, c'est la fin de mon histoire, et j'avoue, j'ai le cœur tout chelou de te lâcher là ! Au début, mon Cello Concerto in E minor, Op. 85, c'était pas la grosse hype, wallah, les gens captaient que dalle ! Du coup il a fallu laisser le temps faire son taf, et petit à petit le morceau s'est fait kiffer, sah ! Aujourd'hui, avec celui de Dvořák, il fait partie des deux concertos pour violoncelle les plus joués, ouf, la revanche du miskine ! Et l'enregistrement de Jacqueline du Pré en 1965 avec Sir John Barbirolli, ça l'a propulsé direct, le sang, trop stylé ! Alors, t'as kiffé de plonger dans les coulisses de ce concerto, ou t'as le seum que ça se termine déjà, wesh ? Y a encore un max de trucs à explorer sur ce morceau, frérot, j'ai même pas vidé mon sac, j'te jure ! Clique sur les liens juste là, tranquille, et fonce te perdre dans mon violoncelle, cimer d'avance la famille !
