Tutus en mode baston avec Gayane de Khachaturian
Les coulisses

Gayane, ballet in four acts (1942)

Khachaturian raconte les coulisses : Gayane
Sah frérot, c'est Khachaturian, et là j'te raconte les coulisses de Gayane, mon ballet, ça va être ouf, wallah ! Tu vas capter comment mon ballet est né en pleine guerre, joué par le Kirov Ballet évacué à Perm en décembre 1942, un truc de ouf qui vaut grave ton temps, wallah ! Au fait, ici mes potes compositeurs et moi, on t'apprend à reconnaître nos morceaux dès qu'ils sonnent, alors  lance-toi dans l'entraînement , j'avoue, ça passe crème !
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Un ballet, c'est quoi cette embrouille ?

Wesh, assieds-toi frérot, Gayane c'est mon ballet en quatre actes, et si t'y captes que dalle au classique, t'inquiète, j'te mets au parfum ! Un ballet, en vrai, c'est des gens qui dansent sans dire un mot pendant qu'un orchestre de ouf se déchire derrière, genre un clip sans rappeur, tu vois le délire ? Y a pas de dialogue, pas de sous-titres, juste des corps qui racontent tout et des musiciens qui transpirent comme des malades, wallah ! Moi, mon taf, c'est la zik, et j'te jure que j'm'suis pas mis en mode facile, cimer !

Arménien, mais né ailleurs, le casse-tête

Petit détail bien chelou : j'suis Arménien, mais j'suis né près de Tiflis, en Géorgie, pas en Arménie, sah ! J'suis né le 6 juin 1903, du coup j'suis un vieux de la vieille, askip même les dinosaures m'appellent "tonton" ! Mais mon cœur, il bat arménien à mort, ça passe crème, et c'est ça qui va nourrir Gayane, tu vas voir ! Un gars de Géorgie qui fait kiffer l'Arménie, c'est tordu, mais c'est la famille, osef des frontières, frérot !

Le ballet qui s'appelait Bonheur

Accroche-toi, wesh : Gayane s'appelait pas Gayane au début, mais Happiness, le bonheur, genre un nom de gel douche ! C'était un ballet de 1939 que j'ai retapé, retourné, remixé, comme une caisse d'occase qu'on bricole dans le garage, tranquille ! Entre 1939 et 1942, j'ai bossé là-dessus comme un forcené, ça m'a pris des plombes, le seum ! Au final, Happiness est devenu Gayane, un relooking de star, avant/après, t'as téma le truc, bg ?

Road trip en Arménie, sans GPS

En 1939, j'ai passé une grosse partie de l'année en Arménie à fouiller les traditions populaires, genre archéologue de la zik, frérot ! Je m'suis plongé dans le folklore la tête la première, trop chaud, j'étais une éponge à mélodies, wallah ! Tout ça a coulé direct dans l'œuvre, du coup Gayane sent le terroir à dix bornes, le sang ! Pas besoin de Google Maps, mon oreille faisait le GPS, et elle s'est jamais paumée, j'avoue !

Première en pleine guerre, zéro tapis rouge

Écoute bien, c'est là que ça devient ouf : la première, c'était pas dans un palais tout neuf, mais à Perm, en décembre 1942 ! Le Ballet Kirov y était évacué à cause de la Seconde Guerre mondiale, les mecs ont déménagé tout le bazar avec leurs chaussons, la hess pour les déménageurs ! Et Perm, à l'époque, s'appelait Molotov, comme le cocktail, sauf que là c'était une ville, askip, j'te jure ! Donc non, j'ai pas composé ça en sirotant un jus sous le soleil d'Arménie, c'était la galère de l'époque, mais ça a tenu, miskine de moi !

La team de choc, casting quatre étoiles

Pour monter le truc, j'étais pas seul, wesh : Konstantin Derzhavin a écrit le livret et Nina Anisimova a réglé la chorégraphie, deux bêtes de scène ! Sur les planches, Natalia Dudinskaya dansait Gayane et Konstantin Sergeyev dansait Armen, la classe internationale, frérot ! Côté déco, Nathan Altman a fait les décors et Tatyana Bruni les costumes, du coup c'était stylé de la tête aux pieds, trop de flex ! Avec une équipe pareille, c'est ça le level, sah !

Le teasing : une ferme, un mari, un gros souci

L'histoire se passe dans un kolkhoz, une grosse ferme collective, mais bâille pas, frérot, y a de la tension de ouf ! Gayane, l'héroïne, est mariée à Giko, et leur mariage, c'est pas la teuf, elle est malheureuse comme les pierres, wallah ! Dans le livret original, ce Giko est un ivrogne, un pyromane et un voleur de sous publics, un CV de cauchemar, ça craint grave ! Ses convictions vont se bastonner avec ses sentiments, mais la suite, j'te la balance pas, nan nan nan, va falloir mater le ballet !

L'orchestre, ça rigole pas

Côté instruments, j'ai pas fait dans la dentelle : saxophone, célesta, deux harpes et grosse percussion, une armée complète, frérot ! J'ai même casé le doli et le daira, des percussions arméniennes, pour que ça sente le vrai et pas le plastique, ça passe crème ! Pour la Sabre Dance, l'histoire raconte que je l'aurais torchée en onze heures quand le directeur du Kirov a réclamé une danse de plus, askip ! Orchestrée, mise en scène et répétée en deux jours, toujours selon la légende, donc j'te jure pas que c'est sûr, hein, mais ça fait rêver, bg !

Le succès : les suites ont volé la vedette

Le ballet complet a eu un succès moyen, j'vais pas te mentir, la loose, frérot ! Par contre, en 1943, j'ai tiré trois suites d'orchestre du ballet, et là les gens ont kiffé, surtout la Sabre Dance, un carton de ouf ! Cette année-là, Gayane m'a rapporté un Prix Staline de première classe, une récompense bien lourde, wallah ! Ensuite j'ai retouché le ballet en 1952 puis en 1957, parce que j'suis un perfectionniste relou, wesh !

La Sabre Dance, mon gosse turbulent

En 1963, j'ai dit que la Sabre Dance, c'était le gamin turbulent et bruyant de ma famille musicale, un vrai tornado, le sang ! J'ai même avoué que si j'avais su qu'elle deviendrait aussi célèbre, j'l'aurais pas écrite, l'enfer, j'te jure ! Et en 1968, Love Sculpture en a sorti une version rock qui a grimpé jusqu'à la cinquième place des charts britanniques, ouf, même les rockeurs ont craqué ! Cette même année, mon Adagio, pour cordes seules, a squatté le film 2001 : A Space Odyssey de Stanley Kubrick, donc mon bébé a fait l'espace, frérot, cimer la hype !
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Alors wesh, ça t'a plu de fouiller les coulisses de Gayane avec moi, ou t'as la hess que ça se termine déjà ? Un ballet qui s'appelait Happiness en 1939 et qui débarque à Perm en pleine guerre, franchement, c'est un parcours de ouf ! Et le Prix Staline de première classe en 1943, frérot, j'te raconte pas le flex, wallah ! Mais attends, y a encore un max de trucs à déterrer sur Gayane, on a même pas croqué la moitié du gâteau, sah ! Prends ma Sabre Dance : en 1963, j'ai dit que c'était le gamin le plus relou de ma famille musicale, et que je l'aurais pas écrite si j'avais su qu'elle deviendrait aussi énorme, le sang ! Les rockeurs de Love Sculpture l'ont remixée en 1968 et elle a fini cinquième des charts britanniques, ça m'a laissé miskine devant mon piano, j'te jure ! Et mon Adagio pour cordes seules, y a Kubrick qui l'a posé dans 2001 : A Space Odyssey, la même année, ça c'est de la hype de ouf, tranquille ! Du coup, clique sur les liens juste en dessous, c'est là que j'te file la suite direct, sans te faire poireauter, cimer ! Allez, à plus frérot, et que ça fasse bien vibrer tes oreilles, ça passe crème, wesh !